J’ai testé : l’atelier de broderie créative “Nature Brodée” d’Ina Statescu

En ce moment ma machine est en panne Triste ! Comme mes chères petites mains ont une addiction pour le textile, il faut bien que je leur trouve une occupation… Justement j’ai trouvé une activité qui ne nécessite pas de machine à coudre : la bonne vieille broderie à la main !!!

J’avais suivi un atelier avec Ina Statescu en début d’année, c’est le deuxième cour que j’ai eu avec elle.

Mais par manque de temps, je n’ai pas fini l’ouvrage réalisé pendant le cour et je l’avais mis dans la fameuse “boite d’ouvrages à finir quand je pourrais” … Et enfin ce moment est arrivé ! C’est aussi l’occasion pour moi de partager cette belle expérience Sourire !

modèle Nature brodée de Ina Statescu

Le modèle réalisé par Ina Statescu

Ina a réalisé cet atelier suite à la publication de son dernier livre qui s’intitule “Nature brodée”, l’objectif étant de faire un paysage brodé. Je vais vous raconter cela en différentes étapes, qui ressemblent à celles que l’on suit traditionnellement quand on fait un tableau avec de la peinture.

Première étape : Peindre le Fond

Avant toute chose, il faut préparer le tissu. Pour gagner du temps, Ina avait préparé des tissus, car avant de broder il faut attendre que ça sèche !

Elle nous a montré comment elle avait fait. Comme en peinture, il faut faire un fond avec des couleurs qui évoquent le ciel et la végétation. Pour cela, elle utilise de la peinture adaptée au tissu qui se fixe au fer à repasser.

– Petite astuce d’Ina : préparer plusieurs tissu à l’avance, pour pouvoir avoir un stock de tissus pour différents projets.

– Mon point de vue : c’est une bonne idée d’activité à faire avec les enfants les dimanches après-midi pluvieux Sourire !

Deuxième étape : Structurer le Paysage

nat br

Une fois que le tissu est sec et repassé, on va planter le décor avec des formes comme des feuillages, des branches, des fleurs …

On obtient ces éléments avec du tissu préalablement fixé sur du support thermocollant (utilisé normalement pour l’entoilage).

Les supports double face sont très pratiques car on peut les fixer sur le tissu de fond facilement au fer à repasser. Il sera quand même nécessaire de faire une petite couture à la main le long de l’appliqué pour que l’ouvrage résiste au temps !

Une autre source de feuillage provient de morceaux de dentelles que l’on découpe. On peut utiliser également de la feutrine, du tissu imprimé ect…

Cette étape permet de dessiner et de structurer son paysage.

Pour ma part, j’ai eu envie de faire un paysage aquatique, j’ai donc découpé le tissu et la dentelle de façon à avoir des nénuphars. Mais tout est possible, il faut se laisser guider par son imagination Sourire !

Troisième étape : Réaliser les Détails

paysage brodé détail Sophie Malet

Si la deuxième étape est assez rapide, la troisième étape qui consiste à réaliser les détails par de la broderie est plus longue.

Ce que nous a montré Ina a changé ma conception de la broderie. En effet, elle nous a montré comment modifier les points de broderie car l’idée est d’agir comme une artiste, et non pas comme une brodeuse. Donc le point de broderie n’a pas à être parfait ou régulier mais il doit être au service de ce que l’on veut créer.

Très humblement, Ina nous disait : “Je vous apprends à faire des bêtises !” avec son bel accent que j’aime beaucoup. En réalité, pour moi, elle a ouvert des portes et des possibilités infinies de créations.

Une autre phrase d’Ina était : “Surtout, si vous avez une meilleure idée que moi, n’hésitez pas à la suivre !” Cela m’a vraiment beaucoup marqué.

paysage brodée Sophie Malet

Son attitude est vraiment propice à l’éclosion de la créativité et de l’originalité de chaque élève ! Alors chapeau bas, Ina, en plus d’être une grande artiste c’est également un grand professeur, voir un mentor !

Pour conclure …

Je suis vraiment ravie de cette expérience car j’ai appris beaucoup de choses et, plus important encore, cela me donne envie de faire mes propres expériences.

De plus, cela a été un réel plaisir de réaliser ce paysage brodé : cela a représenté de nombreux moments de détente.

Je n’hésiterais pas à refaire un atelier avec Ina ! J’ai également acheté son livre “Nature Brodée” et c’est un bon investissement car il regorge d’informations techniques et de pistes de travail !

Bon maintenant, il faut que je trouve le moyen de réparer ma machine pour pouvoir coudre le tour de mon paysage brodé et le monter en tableau.

A Bientôt !

Sophie

Fin de mon défi et nouvelle aventure

Bonjour cher Passionné du Fil !

Depuis quelques semaines, je n’ai pas publié d’articles car je travaille sur un projet très chronophage : la création d’une boutique en ligne ! L’envie d’entreprendre est en moi depuis un bon moment et elle a été décuplée cette année en rencontrant des entrepreneurs textile lors du salon Made in France.

J’ai donc décidé de me lancer et j’ai le plaisir de vous annoncer l’ouverture de ma boutique Le Monde du Fil, où vous trouverez du matériel de couture, de broderie et des autres loisirs créatifs textiles.

Champagne !

Maria Munoz Poetry is food for the soul de Maria Munoz

En ce qui concerne ce blog, bien entendu, je continue ! Par contre, je mets fin à mon défi qui consistait à faire le tour du monde des traditions textiles ! Je continuerai à en parler bien sûr car c’est une grande source d’inspiration mais j’aborderai les choses d’une autre façon.

apéro en laine cardée

Œuvre de M. Trebaldi

Je remercie de tout cœur les personnes qui lisent mon blog et qui m’encouragent depuis le début ! J’espère que je vais pouvoir encore plus vous apporter de la valeur et vous aider à réaliser de beaux ouvrages.

A Bientôt !

Sophie

Comment créer un vêtement inspiré du végétal ?

Aujourd’hui j’écris un article un peu différent de d’habitude car je ne suis pas guidée par ma thématique du voyage en Asie, mais par un concours proposé par le site Thread and Needles qui consiste à : coudre un vêtement inspiré par le monde végétal.

Ma Démarche de Création

J’aime beaucoup les plantes et dans mes récents articles je me suis inspirée des cerisiers en fleur et de la mousse des arbres pour faire de la customisation ou de la création.

Mais pour ce vêtement, je voulais une approche plus originale et me lancer un vrai défi à moi-même.

Actuellement je lis un livre très inspirant qui s’appelle “Textiles et Vêtements du Monde” de Catherine Legrand.

Quand j’y ai découvert que les femmes Hmong Fleuri du Vietnam avaient été inspirées par une feuille de latanier pour créer leur traditionnelle jupe aux mille plis, j’ai commencé à regarder les plantes de mon jardin sous un autre angle.

Mon yucca m’a particulièrement inspirée.

fleur de yucca

feuille de yucca

Plusieurs idées sont sorties de cette plante :

– reproduire la forme du feuillage sous forme de plis qui épouserait la silhouette

– reprendre l’idée de la superposition que l’on voit sur le bourgeon en superposant le tissu à certains endroits.

J’ai décidé de faire un haut.

En cherchant dans mon stock de tissu, j’ai retrouvé une robe droite commencée il y a plusieurs mois et que j’avais laissé tomber car je n’étais plus inspirée par le modèle. La robe droite très large avait un rendu pas très flatteur sur moi.

Le tissu blanc avec des stries en relief de différentes nuances de marron me fait penser à la couleur de la fleur de yucca ouverte associée aux feuilles mortes qui s’amoncèlent quotidiennement devant mon entrée.

La Réalisation du vêtement

Je me suis lancée dans mon nouveau projet en mode total impro comme les musiciens font un bœuf !

J’ai travaillé sans patron et sans dessin, avec l’idée du yucca en tête, des épingles et mon mannequin de couture qui me servait de guide.

plissage pour créer un vêtement inspiré du végétal

Après plusieurs essais, je suis arrivée à un résultat que j’estimais correcte. J’ai alors fixé les plis avec des coutures provisoires.

coutures provisoires

 

Une fois cousu à la machine, voilà ce que cela donne :

plis du haut inspiré du végétal

On retrouve de façon stylisée le dessin du feuillage du yucca.

J’ai assemblé les parties avant et arrière du haut, puis j’ai décidé de rajouter des manches et un col dans une matière différente et un peu transparente. J’ai récupéré un vieux rideau en coton, telle Scarlett O’Hara dans “Autant emporte le vent” pour les réaliser ! Sourire

Ca faisait un moment que je voulais faire des manches avec une découpe au niveau de l’épaule et comme de tout façon je ne suivais pas de patron ou de règles j’ai décidé de me lancer ! J’ai beaucoup galéré car mon mannequin n’a pas de bras …

Le Résultat

Voici ce que cela donne :

haut inspiré du végétal 1

haut inspiré du végétal 3

haut inspiré du yucca portéArrière du haut inspiré du végétal porté

 

col arrière détail

 

De façon totalement inattendue, ce haut a un petit côté steampunk !

Le résultat est perfectible, mais cette partie de couture expérimentale m’a ouvert de nouvelles perspectives de création.

Pour Conclure

Si vous ne connaissez pas le site Thread and Needles, je vous recommande d’y aller car vous y pouvez mettre les photos de vos réalisations et c’est toujours stimulant de voir les beaux ouvrages que font les autres Sourire !

Une dernière chose, si vous ne voulez pas perdre une miette de mes actualités, je vous invite pas à vous abonner à ma newsletter si cela n’est pas déjà fait ! J’ai en tête quelques surprises pour vous … Alors tenez-vous prêts ! …

Voici le lien affilié du livre “Textiles et Vêtements du Monde” que je vous conseille :

A Bientôt !

Sophie

Comment coudre une ceinture inspirée des obis ?

L’accessoire indispensable du kimono, celui qui lui donne toute son élégance en structurant la silhouette est sans hésitation la ceinture obi !

Je me suis inspirée du obi pour créer une ceinture que je pourrais intégrer à ma garde-robe. Je vous explique comment dans cet article.

Le Matériel

le tissu : 50 cm en 1,5m de large.

Comme tissu, j’ai choisi de la suédine. Je trouve que cela donne l’illusion d’être du cuir sans les inconvénients de cette matière. Ce type de tissu se coud et s’entretient très facilement.  

la doublure : du satin de 40 cm en 1,5m de large.

imprimé dragon

J’ai pris un imprimé asiatique (j’aime bien cacher ma part de fantaisie … à l’intérieur des vêtements Sourire)

– du fil assorti à la suédine

matériel de couture de base (machine à coudre, aiguille, ciseaux…, pour plus de précisions je vous invite à télécharger mon livre “Le Plaisir de Coudre”)

Le Modèle

mon modèle de ceinture obi

La ceinture que j’ai dessinée fait 15 cm de largueur. Elle se porte au niveau de la taille ou des hanches en fonction de son humeur. Il faut adapter la longueur en fonction de son tour de hanches. La partie centrale est plissée.  J’ai fait 3 plis de largeur inégales pour respecter l’asymétrie de l’esthétisme zen.

Les Etapes de la Couture

Pour réaliser la partie centrale de la ceinture, j’ai pris un rectangle de suédine de 28 cm sur 99 cm que j’ai plissé dans le sens de la largeur.

plissage de la suédine

J’ai accentué la forme des plis en passant au fer à repasser.

Mais afin que les plis restent parfaitement en place à long terme, je les ai fixés à l’aide de petits points (cachés sous les plis) à la main.

J’ai cousu à l’arrière la doublure (un rectangle de 15 cm sur 99 cm). J’ai assemblé les deux types de tissu sur l’envers puis j’ai retourné l’ouvrage. Ensuite, j’ai surpiqué le long des deux grands bords de la ceinture pour que le résultat soit net.

pièces triangulaires pour ceinture obi

J’ai assemblés les parties triangulaires en suédine et en satin entre elles. Puis elles ont été cousues de part et d’autre de la partie centrale de la ceinture.

lanière pour ceinture obi

Pour fabriquer les lanières, j’ai coupé deux longs rectangles de 8 cm sur 56 cm. Je les ai pliés dans le sens de la longueur, j’ai cousu sur l’envers puis je les ai retournés.. Pour que les lanières soient plus élégantes, j’ai fait une couture en courbe au niveau des extrémités qui seront visibles.

Une fois que les lanières étaient fixées aux parties triangulaires, ma ceinture était finie !

ma ceinture obi en suèdine

Je vais la porter de façon décontractée sur les hanches avec un pull et une jupe longue.

ceinture obi portée sur les hanches

Ou bien, je donnerais une touche japonaise à une veste classique…

veste portée avec ceinture obi

Maintenant, à vos aiguilles pour fabriquer vous aussi une ceinture obi Sourire !

A Bientôt !

Sophie 

Comment coudre un pull rapidement et facilement ?

Je suis très frileuse ! Nous ne sommes pas encore en automne mais pourtant j’ai déjà froid ! J’ai acheté il y a quelques temps une belle maille qui me fait penser un peu à la mousse des arbres et aux belles ballades d’automne …

mousse d'arbre (photo de voyageur gourmand)

J’ai décidé d’en faire un pull très confortable, le plus rapidement et le plus facilement sachant que je ne sais pas tricoter …

J’ai dessiné mon propre patron en restant toujours dans la thématique du Japon. Je voulais donc des manches extra-larges un peu comme des manches de kimono.

Je me suis quand même inspirée d’un livre que j’aime bien “La couture en ligne droite” de Sato Watanabe, qui donne des idées pour faire des vêtements stylés même lorsqu’on débute.

livre couture en ligne droite

Je suis partie d’un modèle de robe et je l’ai réinterprété en pull. C’est la forme des manches dite “dolman” que j’ai un peu reprise. J’ai modifié toutes les dimensions également je peux donc vous donner mon schéma dans le respect le plus total des droits d’auteur Sourire

LE MATERIEL

tissu en maille pour pull facile

– du tissu en maille (faisant penser à du tricot) ou du jersey épais, dimension : 75 cm en 1,5 m de large

– du fil assorti, pour ma part je n’avais pas la couleur exacte alors j’ai pris une couleur un peu plus foncée et cela ne se voit (presque) pas

– du matériel basique de couture (machine à coudre, épingles, aiguille, ciseaux ect…)

LES ETAPES DE LA REALISATION

Je vous ai fait un petit film “Comment coudre un pull facilement sans tricoter ?” qui vous montre ce que j’ai fait.

Je vous explique également ci-dessous comment j’ai procédé.

modèle couture pull facile

J’ai utilisé ces mesures adaptées à ma morphologie, n’existez pas à l’adapter à la votre Sourire !

J’ai commencé par dessiner mon patron en me basant sur les mesures que j’avais faites sur mon mannequin de couture.

La seule difficulté que j’ai rencontrée était liée à la matière : les mailles s’accrochent entre elles, et le tissu est très extensible… Que du bonheur ! Du coup, il fallait que je sois très vigilante au moment de la coupe et de la couture pour que mon modèle soit parfaitement symétrique.

J’ai donc dû stabiliser mon tissu avec des épingles au moment de la coupe. J’ai plié le tissu en quatre avant la coupe pour que l’avant et l’arrière du pull soit coupé en même temps.

La couture se fait vraiment facilement car il suffit de coudre en dessous des manches et au niveau de la taille (en un seul geste) puis de faire les ourlets (au niveau des manches, du bas du pull et du col) et c’est fini !

Sauf qu’à cause du tissu, j’ai dû faire une couture provisoire avant. De plus, comme je n’avais pas coupé d’arrondi du niveau du col j’ai dû un peu le modifier sur mon mannequin pour qu’il se pose mieux sur le cou. Comme j’ai fait une ouverture plus large que prévue j’ai fait des coutures supplémentaires pour rattraper le coup… Vous n’aurez probablement pas besoin de faire cela si vous suivez les dimensions que je vous ai données.

coudre un pull facilement

Voilà ça donne un modèle très confortable qui peut être porté avec ou sans ceinture (mais je trouve plus joli avec !)

pull facile avec ceinture

LE BONUS : LE CACHE-COL !

Comme je n’aime pas le gaspillage j’ai récupéré les morceaux qui restaient après la coupe du pull. J’en ai fait des rectangles que j’ai assemblés en une longue bande que j’ai repliée sur elle-même et cousue. Et c’est magique, j’ai obtenu un cache-col ! Vous pouvez voir le film “Couture Facile : Comment faire un cache-col ?” où je montre ce que j’ai fait.

pull facile avec cache col

Voilà je suis prête pour les ballades d’automne !

Si vous voulez plus d’idées de couture, je vous recommande le livre “La couture en ligne droite” de Sato Watanabe.

Vous trouverez le lien affilié juste en dessous. Si vous l’utilisez, je toucherai une petite commission, sans que cela vous coute plus, alors si vous le faites merci de tout cœur, ça m’aidera à entretenir ce blog Sourire !

A Bientôt !

Comment customiser une robe dans un style Kawaii ?

Après un long silence, je décide enfin de redonner signe de vie ! Que s’est-il passé ? Tout simplement un déménagement éprouvant et sportif car j’habitais au 6ème étage dans un vieil immeuble sans ascenseur ! Comme du coup je n’ai pas pu continuer mon défi, je vais le poursuivre car j’ai encore plein de choses à partager avec vous sur le thème du “voyage textile”. Je vais encore m’attarder sur le Japon, pays qui m’inspire énormément.

C’est en pensant au Japon, justement, que j’ai customisé une vieille robe austère.

J’ai acheté cette robe sur internet et soyons honnête elle me donnait un côté mémère avec son col lavallière. Mais elle était tellement confortable… que… je la mettais quand même !

Puis, un jour : accident de lavage ! Le col lavallière en jersey s’est déchiré en s’enroulant avec d’autres vêtements.

Que faire ? La mettre à la poubelle ? Cette idée m’embête beaucoup car on produit trop de déchets et autant que possible j’essaie de limiter ma participation à ce phénomène …

robe avant customisation

C’est donc pour cela, que j’ai voulu la customiser et essayer de la rendre moins triste en lui apportant un peu de couleur et de fraicheur.

Je trouvais que l’inspiration kawaii (mot japonais signifiant mignon) était une bonne piste pour donner une nouvelle vie à cette robe. Je vous explique comment j’ai procédé.

Le Matériel 

matériel de customisation

Pour customiser ma robe, j’ai utilisé :

– des fleurs en tissus que j’avais fabriquées dans mon article précédent

– des attaches brandebourg (boutons chinois)

– du ruban

– du tissu noir épais

– du fil blanc spécial sashiko

– une aiguille spécial sashiko

– du matériel de couture classique (fils de coton assortis, aiguille basique, ciseaux, épingles, machine …)

Les Etapes de la customisation

Je vous ai fait un petit film montrant ce que j’ai fait pour customiser ma robe. Il n’est pas parfait car je débute en vidéo, mais je mets quand même en ligne car il est complémentaire de cet article.  

Le Col

J’ai enlevé le col lavallière déchiré et refait une couture autour du col. Pour faire cette couture, j’ai utilisé du ruban. Il est caché sous la couture. Maintenant que c’est fait, je pense qu’il aurait été mieux d’utiliser du biais (qui aurait mieux épousé la courbe du col). Mais je n’ai pas recommencé ma couture car je trouvais le résultat acceptable malgré tout et je n’avais pas de biais adapté sous la main.

Les Boutons

J’ai cousu à la main des attaches brandebourg pour donner un style asiatique à la robe et lui apporter de la couleur.

La Branche de Cerisier en Appliqué

dessin de la branche

J’ai découpé le tissu noir en lui donnant une forme de branche d’arbre et je l’ai appliqué au niveau du bas de la robe à l’aide de ma machine à coudre.

Le tissu noir appliqué sur du gris anthracite ne se voit presque pas mais cela apporte du relief. Pour que le dessin se voit et pour accentuer sa naïveté j’ai brodé sur mon appliqué un point avant avec un fil et une aiguille de Sashiko (style de broderie japonaise dont je vous parlerai plus tard plus en détail Sourire).

Ensuite, j’ai fixé les fleurs en tissu à l’extrémité des branches à la main.

La branche de cerisier obtenue est naïve, c’est ce qui apporte le côté kawaii à la robe.

robe customisée

Maintenant, il ne reste plus qu’à la porter ! Elle est toujours aussi confortable et en plus elle me va mieux. Je pourrais la porter cet automne avec une veste ou un gilet en maille et des bottines à talons et quand les beaux jours reviendront je l’imagine avec des getas (chaussures japonaises traditionnelles). 

robe customisée bis

J’espère que cet article vous donne envie de customiser vos vieux vêtements plutôt que de les jeter ! Si cela vous inspire, partagez cet article avec vos amis Sourire !

A Bientôt !

Sophie   

Comment faire des fleurs de cerisier en tissu ?

 

Au Japon, il existe un art traditionnel ancien qui permet de fabriquer des fleurs à partir de tissu. Il s’agit du Tsumami. Les fleurs sont réalisées grâce à des pliages de tissu. C’est une sorte d’origami. Cette technique sert à fabriquer le Kanzashi, épingle à cheveux traditionnelle ornant notamment la chevelure des geishas.

Pour ma part, j’ai réalisé des fleurs en origami textile plus simples que celles des Kanzashis. Pour cela, j’ai utilisé un “yoyo maker” de Clover. Il existe de nombreux modèles. J’ai utilisé celui permettant de faire des fleurs à cinq pétales. Ca m’a permis de décorer un porte-monnaie, un jour où j’avais cousu un petit ensemble de maroquinerie.  

sac, pochette et porte monnaie DIY par couture et arts textiles

J’ai voulu un peu détourner la technique pour créer des fleurs de cerisiers. 

matériel pour faire des fleurs origami en tissu

Matériel :

– yoyo maker

– coupons de tissu en camaïeu

– fil assorti

– ciseau

– aiguille très fine

– perle de rocaille (supportant la chaleur pour pouvoir passer à la machine, si les fleurs sont destinées à un vêtement)

Les Etapes

Je vous explique comment procéder pour réaliser les fleurs de cerisier en tissu dans un tuto sur YouTube.

fleur de cerisier en tissu

 

Dès que je peux, je vous montrerai ce que j’ai fait de ces fleurs en tissu. Comme vous l’avez surement constaté, en ce moment c’est compliqué pour moi d’écrire des articles car je suis en plein déménagement. En effet, un gros changement de vie se prépare pour moi : je vais aller vivre dans ce sud-ouest de la France. J’espère que passé cette période un peu compliquée j’aurais plus de temps pour créer, coudre et partager tout cela avec vous ! Sourire

La Broderie Ruban vue par les Japonaises Michiko Nomura et Yukiko Ogura

 

Ma rencontre avec Michiko Nomura

Je ne pouvais pas parler du Japon sans vous raconter ma rencontre inoubliable avec l’artiste textile japonaise Michiko Nomura.

Fleurs en broderie ruban par Michiko Nomura 2

Cette rencontre date de plus de 10 ans, mais elle m’a tellement impactée que j’ai l’impression que c’était hier ! A l’époque, j’intéressais énormément à la peinture japonaise et je commençais à découvrir l’art textile. Quand je suis allée à cette exposition où Michiko Nomura exposait avec son amie Ina Statescu, je ne m’attendais pas à vivre ce que j’allais vivre. L’exposition avait lieu à Paris et j’y allais par pure curiosité, pour me détendre après le travail.

Ce jour là, j’ai reçu une véritable claque visuelle en découvrant l’œuvre de Madame Nomura. Je ne pensais pas que c’était possible de faire de la poésie avec une aiguille ! Et pourtant … c’est le cas ! La technique utilisée par l’artiste est la broderie au ruban de soie. Elle intègre également la feuille d’or dans ces œuvres. Sur ce dernier point, on sent l’influence de sa culture japonaise car utilisation de l’or dans l’art japonais est assez courante et permet de jouer avec la lumière. 

Sa rencontre avec Ina Statescu a commencé autour d’un peintre que j’aime énormément : Claude Monet, lors de l’exposition “Dans la lumière de Giverny” qui rendait hommage au peintre français. Je reconnais d’ailleurs le jardin de Claude Monet à Giverny dans cette magnifique broderie ci-dessous. 

Jardin de Giverny en broderie ruban Michiko Nomura

A partir de là, s’est créée une véritable amitié entre les deux femmes.   

Quand j’ai rencontré Michiko Nomura, je me suis sentie tout de suite à l’aise. Ce qui est assez facile quand quelqu’un vous accueille avec un immense sourire chaleureux. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui incarne autant la gentillesse qu’elle ! Nous avons discuté en anglais, j’ai tenté de dire quelques mots en japonais, mais visiblement la prononciation était trop mauvaise pour qu’elle puisse comprendre … Mais ça l’a fait beaucoup rire ! Elle m’a donné sa carte de visite, ce qui m’a fait un peu paniquer car je savais qu’il y a tout un protocole à respecter quand on reçoit une carte de visite japonaise mais je ne me rappelais plus de ce qu’il fallait faire. Donc j’ai reçu cette carte de façon probablement très maladroite, mais étant une femme intelligente, elle ne m’en a pas tenue rigueur. Elle m’a dit de venir la voir au Japon. Hélas, je n’ai pas eu le temps de le faire car depuis l’artiste s’en est allée. Elle a quitté notre planète bleue et je l’imagine maintenant enchanter d’autres mondes. 

Oiseau en broderie ruban par Michiko Nomura

Ina Statescu lui a rendu hommage dans son livre “La Cinquième Saison” dont sont tirées les photos des œuvres de Michiko, et je remercie beaucoup Ina de m’avoir donné l’autorisation de les utiliser pour écrire cet article.

 

Faire ses premiers pas en Broderie Ruban grâce à Yukiko Ogura

En voyant les magnifiques créations de Michiko, j’ai eu envie de pratiquer la broderie au ruban. C’est en cherchant un livre permettant d’apprendre les bases de cette technique que j’ai découvert une autre brodeuse japonaise : Yukiko Ogura. Grand maitre de broderie au Japon, Yukiko Ogura est très connue dans son pays.

Yukiko Ogura a également une belle histoire d’amitié avec la France, en effet elle a entretenu une correspondance textile avec l’artiste plasticienne Fanny Viollet. Cette correspondance a donné lieu par la suite à une exposition “De Fil en Aiguille, au Fil de la Plume”.  

Elle a écrit de nombreux livres. Celui que j’ai acheté s’appelle : “Broderie Ruban, les points de base”.  Son livre m’a l’air très clair et est très beau.

D’après mes petits essais en broderie ruban, je retiens que le matériel joue un rôle considérable. Il faut vraiment utiliser des rubans “spécial broderie” (et non pas les rubans ordinaires) et une aiguille spécialement conçue pour ce type d’ouvrage. Sinon beaucoup de points sont semblables à la broderie traditionnelle sauf que le rendu est plus spectaculaire car le ruban est plus volumineux que le fil.

Après je vous avoue que pour l’instant je n’ai pas encore utilisé ce livre très sérieusement, par manque de temps. Ce sera probablement mon prochain défi : utiliser réellement les livres que j’ai achetés Sourire et il y en a … !  

A Bientôt !

Le Tissage Japonais

 

Le tissage est une activité qui accompagne la quasi totalité de l’humanité et cela depuis les prémices des civilisations. Je me suis donc intéressée au tissage Japonais en espérant découvrir des choses particulières et je n’ai pas été déçue Sourire

Tissage Japonais Contemporain

Ma découverte du tissage japonais commence par ma rencontre avec Yukiko Yokoyama, créatrice et enseignante Japonaise, qui en 1977 a fondé un atelier de teinture et de tissage Yumeoribito (ce qui signifie : tisseurs de rêve). Dans cet atelier, les fils sont teints à la main avant d’être tissés. Le tissage réalisé est vraiment extraordinaire car il est en forme de vagues ! 

Yukiko Yokoyama tisseuse japonaise

Lors de mon initiation au tissage, j’ai appris que les fils constituant les tissus se croisent de façon perpendiculaires. Mis à part les tissus en maille, la majorité des tissus de notre vie quotidienne sont fabriqués comme j’ai appris à le faire avec Olivia Lopez. Je me demandais comment cela était possible de réaliser ce type de vagues en tissant.

métier à tisser de Yukiko Yokoyama

En fait, Yukiko a développé sa propre technique de tissage afin d’obtenir ces fameuses vagues. Elle a inventé des armures différentes dont le très singulier Yorokeori (ori signifiant tisser) . Pour obtenir une ondulation des fils de chaine, elle utilise un peigne spécial : le Yoroke.

Je vous invite à voir cela dans une courte vidéo.

tissage japonais

Face à ses tissus faits à la main aux rayures verticales dansantes, j’ai l’impression d’être face à des œuvres d’art contemporaines.

tissage japonais contemporain

 

Sakiori 

Mon exploration du tissage japonaise se poursuit par la découverte du Sakiori. Il s’agit d’une technique de tissage qui permet de recycler de vieux vêtements.

Les paysans japonais ont inventé cette technique à l’époque Edo où le coton était très cher. Cela leur permettait de faire des couvertures ou des vêtements de travail chauds et résistants.

Le vêtement à recycler est déchiré sous forme de bandes (comme des rubans fins, d’environ 3 mm), puis il est enroulé en pelotes (appelées nuki).

Les nukis vont être utilisés comme fils de trame, les fils de chaines sont constitués de fils de chanvre ou de coton. Ensuite, le tissage se fait de façon classique comme j’ai appris à le faire avec Olivia.

Le tissu obtenu par cette méthode est normalement d’aspect imparfait avec des épaisseurs, des bosses, des couleurs passées… Mais la créatrice Hana Mitsui a utilisé le sakiori pour fabriquer des tissus dignes de la haute couture !

 

Kumihimo

photo de sayo ts tissage

Le kumihimo n’est pas vraiment du tissage au sens strict, car il s’agit d’une technique de tressage. Le principe est de tresser 3 fils ou plus qui se croisent alternativement en oblique. Cet art japonais est extrêmement ancien : il date de 10 000 ans avant JC ! Il est utilisé pour faire des rosaires bouddhiques, pour orner des sculptures et il sert également de cordon pour les obis (ceintures des kimonos). 

Kumihimo

Pour réaliser ce type de tressage il faut un disque central. En DIY, cette technique permet de fabriquer des bijoux comme des bracelets. Si vous habitez proche de Paris, vous pouvez apprendre le kumihimo à l’Atelier Soleil Tissant (www.lesoleiltissant.com).  

Pour Finir …

Voilà cette petite exploration textile au Japon est finie pour aujourd’hui ! A bientôt pour de nouvelles aventures Sourire !