Comment créer un vêtement inspiré du végétal ?

Aujourd’hui j’écris un article un peu différent de d’habitude car je ne suis pas guidée par ma thématique du voyage en Asie, mais par un concours proposé par le site Thread and Needles qui consiste à : coudre un vêtement inspiré par le monde végétal.

Ma Démarche de Création

J’aime beaucoup les plantes et dans mes récents articles je me suis inspirée des cerisiers en fleur et de la mousse des arbres pour faire de la customisation ou de la création.

Mais pour ce vêtement, je voulais une approche plus originale et me lancer un vrai défi à moi-même.

Actuellement je lis un livre très inspirant qui s’appelle “Textiles et Vêtements du Monde” de Catherine Legrand.

Quand j’y ai découvert que les femmes Hmong Fleuri du Vietnam avaient été inspirées par une feuille de latanier pour créer leur traditionnelle jupe aux mille plis, j’ai commencé à regarder les plantes de mon jardin sous un autre angle.

Mon yucca m’a particulièrement inspirée.

fleur de yucca

feuille de yucca

Plusieurs idées sont sorties de cette plante :

– reproduire la forme du feuillage sous forme de plis qui épouserait la silhouette

– reprendre l’idée de la superposition que l’on voit sur le bourgeon en superposant le tissu à certains endroits.

J’ai décidé de faire un haut.

En cherchant dans mon stock de tissu, j’ai retrouvé une robe droite commencée il y a plusieurs mois et que j’avais laissé tomber car je n’étais plus inspirée par le modèle. La robe droite très large avait un rendu pas très flatteur sur moi.

Le tissu blanc avec des stries en relief de différentes nuances de marron me fait penser à la couleur de la fleur de yucca ouverte associée aux feuilles mortes qui s’amoncèlent quotidiennement devant mon entrée.

La Réalisation du vêtement

Je me suis lancée dans mon nouveau projet en mode total impro comme les musiciens font un bœuf !

J’ai travaillé sans patron et sans dessin, avec l’idée du yucca en tête, des épingles et mon mannequin de couture qui me servait de guide.

plissage pour créer un vêtement inspiré du végétal

Après plusieurs essais, je suis arrivée à un résultat que j’estimais correcte. J’ai alors fixé les plis avec des coutures provisoires.

coutures provisoires

 

Une fois cousu à la machine, voilà ce que cela donne :

plis du haut inspiré du végétal

On retrouve de façon stylisée le dessin du feuillage du yucca.

J’ai assemblé les parties avant et arrière du haut, puis j’ai décidé de rajouter des manches et un col dans une matière différente et un peu transparente. J’ai récupéré un vieux rideau en coton, telle Scarlett O’Hara dans “Autant emporte le vent” pour les réaliser ! Sourire

Ca faisait un moment que je voulais faire des manches avec une découpe au niveau de l’épaule et comme de tout façon je ne suivais pas de patron ou de règles j’ai décidé de me lancer ! J’ai beaucoup galéré car mon mannequin n’a pas de bras …

Le Résultat

Voici ce que cela donne :

haut inspiré du végétal 1

haut inspiré du végétal 3

haut inspiré du yucca portéArrière du haut inspiré du végétal porté

 

col arrière détail

 

De façon totalement inattendue, ce haut a un petit côté steampunk !

Le résultat est perfectible, mais cette partie de couture expérimentale m’a ouvert de nouvelles perspectives de création.

Pour Conclure

Si vous ne connaissez pas le site Thread and Needles, je vous recommande d’y aller car vous y pouvez mettre les photos de vos réalisations et c’est toujours stimulant de voir les beaux ouvrages que font les autres Sourire !

Une dernière chose, si vous ne voulez pas perdre une miette de mes actualités, je vous invite pas à vous abonner à ma newsletter si cela n’est pas déjà fait ! J’ai en tête quelques surprises pour vous … Alors tenez-vous prêts ! …

Voici le lien affilié du livre “Textiles et Vêtements du Monde” que je vous conseille :

A Bientôt !

Sophie

Comment coudre une ceinture inspirée des obis ?

L’accessoire indispensable du kimono, celui qui lui donne toute son élégance en structurant la silhouette est sans hésitation la ceinture obi !

Je me suis inspirée du obi pour créer une ceinture que je pourrais intégrer à ma garde-robe. Je vous explique comment dans cet article.

Le Matériel

le tissu : 50 cm en 1,5m de large.

Comme tissu, j’ai choisi de la suédine. Je trouve que cela donne l’illusion d’être du cuir sans les inconvénients de cette matière. Ce type de tissu se coud et s’entretient très facilement.  

la doublure : du satin de 40 cm en 1,5m de large.

imprimé dragon

J’ai pris un imprimé asiatique (j’aime bien cacher ma part de fantaisie … à l’intérieur des vêtements Sourire)

– du fil assorti à la suédine

matériel de couture de base (machine à coudre, aiguille, ciseaux…, pour plus de précisions je vous invite à télécharger mon livre “Le Plaisir de Coudre”)

Le Modèle

mon modèle de ceinture obi

La ceinture que j’ai dessinée fait 15 cm de largueur. Elle se porte au niveau de la taille ou des hanches en fonction de son humeur. Il faut adapter la longueur en fonction de son tour de hanches. La partie centrale est plissée.  J’ai fait 3 plis de largeur inégales pour respecter l’asymétrie de l’esthétisme zen.

Les Etapes de la Couture

Pour réaliser la partie centrale de la ceinture, j’ai pris un rectangle de suédine de 28 cm sur 99 cm que j’ai plissé dans le sens de la largeur.

plissage de la suédine

J’ai accentué la forme des plis en passant au fer à repasser.

Mais afin que les plis restent parfaitement en place à long terme, je les ai fixés à l’aide de petits points (cachés sous les plis) à la main.

J’ai cousu à l’arrière la doublure (un rectangle de 15 cm sur 99 cm). J’ai assemblé les deux types de tissu sur l’envers puis j’ai retourné l’ouvrage. Ensuite, j’ai surpiqué le long des deux grands bords de la ceinture pour que le résultat soit net.

pièces triangulaires pour ceinture obi

J’ai assemblés les parties triangulaires en suédine et en satin entre elles. Puis elles ont été cousues de part et d’autre de la partie centrale de la ceinture.

lanière pour ceinture obi

Pour fabriquer les lanières, j’ai coupé deux longs rectangles de 8 cm sur 56 cm. Je les ai pliés dans le sens de la longueur, j’ai cousu sur l’envers puis je les ai retournés.. Pour que les lanières soient plus élégantes, j’ai fait une couture en courbe au niveau des extrémités qui seront visibles.

Une fois que les lanières étaient fixées aux parties triangulaires, ma ceinture était finie !

ma ceinture obi en suèdine

Je vais la porter de façon décontractée sur les hanches avec un pull et une jupe longue.

ceinture obi portée sur les hanches

Ou bien, je donnerais une touche japonaise à une veste classique…

veste portée avec ceinture obi

Maintenant, à vos aiguilles pour fabriquer vous aussi une ceinture obi Sourire !

A Bientôt !

Sophie 

Comment coudre un pull rapidement et facilement ?

Je suis très frileuse ! Nous ne sommes pas encore en automne mais pourtant j’ai déjà froid ! J’ai acheté il y a quelques temps une belle maille qui me fait penser un peu à la mousse des arbres et aux belles ballades d’automne …

mousse d'arbre (photo de voyageur gourmand)

J’ai décidé d’en faire un pull très confortable, le plus rapidement et le plus facilement sachant que je ne sais pas tricoter …

J’ai dessiné mon propre patron en restant toujours dans la thématique du Japon. Je voulais donc des manches extra-larges un peu comme des manches de kimono.

Je me suis quand même inspirée d’un livre que j’aime bien “La couture en ligne droite” de Sato Watanabe, qui donne des idées pour faire des vêtements stylés même lorsqu’on débute.

livre couture en ligne droite

Je suis partie d’un modèle de robe et je l’ai réinterprété en pull. C’est la forme des manches dite “dolman” que j’ai un peu reprise. J’ai modifié toutes les dimensions également je peux donc vous donner mon schéma dans le respect le plus total des droits d’auteur Sourire

LE MATERIEL

tissu en maille pour pull facile

– du tissu en maille (faisant penser à du tricot) ou du jersey épais, dimension : 75 cm en 1,5 m de large

– du fil assorti, pour ma part je n’avais pas la couleur exacte alors j’ai pris une couleur un peu plus foncée et cela ne se voit (presque) pas

– du matériel basique de couture (machine à coudre, épingles, aiguille, ciseaux ect…)

LES ETAPES DE LA REALISATION

Je vous ai fait un petit film “Comment coudre un pull facilement sans tricoter ?” qui vous montre ce que j’ai fait.

Je vous explique également ci-dessous comment j’ai procédé.

modèle couture pull facile

J’ai utilisé ces mesures adaptées à ma morphologie, n’existez pas à l’adapter à la votre Sourire !

J’ai commencé par dessiner mon patron en me basant sur les mesures que j’avais faites sur mon mannequin de couture.

La seule difficulté que j’ai rencontrée était liée à la matière : les mailles s’accrochent entre elles, et le tissu est très extensible… Que du bonheur ! Du coup, il fallait que je sois très vigilante au moment de la coupe et de la couture pour que mon modèle soit parfaitement symétrique.

J’ai donc dû stabiliser mon tissu avec des épingles au moment de la coupe. J’ai plié le tissu en quatre avant la coupe pour que l’avant et l’arrière du pull soit coupé en même temps.

La couture se fait vraiment facilement car il suffit de coudre en dessous des manches et au niveau de la taille (en un seul geste) puis de faire les ourlets (au niveau des manches, du bas du pull et du col) et c’est fini !

Sauf qu’à cause du tissu, j’ai dû faire une couture provisoire avant. De plus, comme je n’avais pas coupé d’arrondi du niveau du col j’ai dû un peu le modifier sur mon mannequin pour qu’il se pose mieux sur le cou. Comme j’ai fait une ouverture plus large que prévue j’ai fait des coutures supplémentaires pour rattraper le coup… Vous n’aurez probablement pas besoin de faire cela si vous suivez les dimensions que je vous ai données.

coudre un pull facilement

Voilà ça donne un modèle très confortable qui peut être porté avec ou sans ceinture (mais je trouve plus joli avec !)

pull facile avec ceinture

LE BONUS : LE CACHE-COL !

Comme je n’aime pas le gaspillage j’ai récupéré les morceaux qui restaient après la coupe du pull. J’en ai fait des rectangles que j’ai assemblés en une longue bande que j’ai repliée sur elle-même et cousue. Et c’est magique, j’ai obtenu un cache-col ! Vous pouvez voir le film “Couture Facile : Comment faire un cache-col ?” où je montre ce que j’ai fait.

pull facile avec cache col

Voilà je suis prête pour les ballades d’automne !

Si vous voulez plus d’idées de couture, je vous recommande le livre “La couture en ligne droite” de Sato Watanabe.

Vous trouverez le lien affilié juste en dessous. Si vous l’utilisez, je toucherai une petite commission, sans que cela vous coute plus, alors si vous le faites merci de tout cœur, ça m’aidera à entretenir ce blog Sourire !

A Bientôt !

Recherches utilisées pour trouver cet article :Coudre pull 2 en 1

Comment customiser une robe dans un style Kawaii ?

Après un long silence, je décide enfin de redonner signe de vie ! Que s’est-il passé ? Tout simplement un déménagement éprouvant et sportif car j’habitais au 6ème étage dans un vieil immeuble sans ascenseur ! Comme du coup je n’ai pas pu continuer mon défi, je vais le poursuivre car j’ai encore plein de choses à partager avec vous sur le thème du “voyage textile”. Je vais encore m’attarder sur le Japon, pays qui m’inspire énormément.

C’est en pensant au Japon, justement, que j’ai customisé une vieille robe austère.

J’ai acheté cette robe sur internet et soyons honnête elle me donnait un côté mémère avec son col lavallière. Mais elle était tellement confortable… que… je la mettais quand même !

Puis, un jour : accident de lavage ! Le col lavallière en jersey s’est déchiré en s’enroulant avec d’autres vêtements.

Que faire ? La mettre à la poubelle ? Cette idée m’embête beaucoup car on produit trop de déchets et autant que possible j’essaie de limiter ma participation à ce phénomène …

robe avant customisation

C’est donc pour cela, que j’ai voulu la customiser et essayer de la rendre moins triste en lui apportant un peu de couleur et de fraicheur.

Je trouvais que l’inspiration kawaii (mot japonais signifiant mignon) était une bonne piste pour donner une nouvelle vie à cette robe. Je vous explique comment j’ai procédé.

Le Matériel 

matériel de customisation

Pour customiser ma robe, j’ai utilisé :

– des fleurs en tissus que j’avais fabriquées dans mon article précédent

– des attaches brandebourg (boutons chinois)

– du ruban

– du tissu noir épais

– du fil blanc spécial sashiko

– une aiguille spécial sashiko

– du matériel de couture classique (fils de coton assortis, aiguille basique, ciseaux, épingles, machine …)

Les Etapes de la customisation

Je vous ai fait un petit film montrant ce que j’ai fait pour customiser ma robe. Il n’est pas parfait car je débute en vidéo, mais je mets quand même en ligne car il est complémentaire de cet article.  

Le Col

J’ai enlevé le col lavallière déchiré et refait une couture autour du col. Pour faire cette couture, j’ai utilisé du ruban. Il est caché sous la couture. Maintenant que c’est fait, je pense qu’il aurait été mieux d’utiliser du biais (qui aurait mieux épousé la courbe du col). Mais je n’ai pas recommencé ma couture car je trouvais le résultat acceptable malgré tout et je n’avais pas de biais adapté sous la main.

Les Boutons

J’ai cousu à la main des attaches brandebourg pour donner un style asiatique à la robe et lui apporter de la couleur.

La Branche de Cerisier en Appliqué

dessin de la branche

J’ai découpé le tissu noir en lui donnant une forme de branche d’arbre et je l’ai appliqué au niveau du bas de la robe à l’aide de ma machine à coudre.

Le tissu noir appliqué sur du gris anthracite ne se voit presque pas mais cela apporte du relief. Pour que le dessin se voit et pour accentuer sa naïveté j’ai brodé sur mon appliqué un point avant avec un fil et une aiguille de Sashiko (style de broderie japonaise dont je vous parlerai plus tard plus en détail Sourire).

Ensuite, j’ai fixé les fleurs en tissu à l’extrémité des branches à la main.

La branche de cerisier obtenue est naïve, c’est ce qui apporte le côté kawaii à la robe.

robe customisée

Maintenant, il ne reste plus qu’à la porter ! Elle est toujours aussi confortable et en plus elle me va mieux. Je pourrais la porter cet automne avec une veste ou un gilet en maille et des bottines à talons et quand les beaux jours reviendront je l’imagine avec des getas (chaussures japonaises traditionnelles). 

robe customisée bis

J’espère que cet article vous donne envie de customiser vos vieux vêtements plutôt que de les jeter ! Si cela vous inspire, partagez cet article avec vos amis Sourire !

A Bientôt !

Sophie   

Comment faire des fleurs de cerisier en tissu ?

 

Au Japon, il existe un art traditionnel ancien qui permet de fabriquer des fleurs à partir de tissu. Il s’agit du Tsumami. Les fleurs sont réalisées grâce à des pliages de tissu. C’est une sorte d’origami. Cette technique sert à fabriquer le Kanzashi, épingle à cheveux traditionnelle ornant notamment la chevelure des geishas.

Pour ma part, j’ai réalisé des fleurs en origami textile plus simples que celles des Kanzashis. Pour cela, j’ai utilisé un “yoyo maker” de Clover. Il existe de nombreux modèles. J’ai utilisé celui permettant de faire des fleurs à cinq pétales. Ca m’a permis de décorer un porte-monnaie, un jour où j’avais cousu un petit ensemble de maroquinerie.  

sac, pochette et porte monnaie DIY par couture et arts textiles

J’ai voulu un peu détourner la technique pour créer des fleurs de cerisiers. 

matériel pour faire des fleurs origami en tissu

Matériel :

– yoyo maker

– coupons de tissu en camaïeu

– fil assorti

– ciseau

– aiguille très fine

– perle de rocaille (supportant la chaleur pour pouvoir passer à la machine, si les fleurs sont destinées à un vêtement)

Les Etapes

Je vous explique comment procéder pour réaliser les fleurs de cerisier en tissu dans un tuto sur YouTube.

fleur de cerisier en tissu

 

Dès que je peux, je vous montrerai ce que j’ai fait de ces fleurs en tissu. Comme vous l’avez surement constaté, en ce moment c’est compliqué pour moi d’écrire des articles car je suis en plein déménagement. En effet, un gros changement de vie se prépare pour moi : je vais aller vivre dans ce sud-ouest de la France. J’espère que passé cette période un peu compliquée j’aurais plus de temps pour créer, coudre et partager tout cela avec vous ! Sourire

Recherches utilisées pour trouver cet article :comment faire de lart textile, fabriquer des cerisiers

La Broderie Ruban vue par les Japonaises Michiko Nomura et Yukiko Ogura

 

Ma rencontre avec Michiko Nomura

Je ne pouvais pas parler du Japon sans vous raconter ma rencontre inoubliable avec l’artiste textile japonaise Michiko Nomura.

Fleurs en broderie ruban par Michiko Nomura 2

Cette rencontre date de plus de 10 ans, mais elle m’a tellement impactée que j’ai l’impression que c’était hier ! A l’époque, j’intéressais énormément à la peinture japonaise et je commençais à découvrir l’art textile. Quand je suis allée à cette exposition où Michiko Nomura exposait avec son amie Ina Statescu, je ne m’attendais pas à vivre ce que j’allais vivre. L’exposition avait lieu à Paris et j’y allais par pure curiosité, pour me détendre après le travail.

Ce jour là, j’ai reçu une véritable claque visuelle en découvrant l’œuvre de Madame Nomura. Je ne pensais pas que c’était possible de faire de la poésie avec une aiguille ! Et pourtant … c’est le cas ! La technique utilisée par l’artiste est la broderie au ruban de soie. Elle intègre également la feuille d’or dans ces œuvres. Sur ce dernier point, on sent l’influence de sa culture japonaise car utilisation de l’or dans l’art japonais est assez courante et permet de jouer avec la lumière. 

Sa rencontre avec Ina Statescu a commencé autour d’un peintre que j’aime énormément : Claude Monet, lors de l’exposition “Dans la lumière de Giverny” qui rendait hommage au peintre français. Je reconnais d’ailleurs le jardin de Claude Monet à Giverny dans cette magnifique broderie ci-dessous. 

Jardin de Giverny en broderie ruban Michiko Nomura

A partir de là, s’est créée une véritable amitié entre les deux femmes.   

Quand j’ai rencontré Michiko Nomura, je me suis sentie tout de suite à l’aise. Ce qui est assez facile quand quelqu’un vous accueille avec un immense sourire chaleureux. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui incarne autant la gentillesse qu’elle ! Nous avons discuté en anglais, j’ai tenté de dire quelques mots en japonais, mais visiblement la prononciation était trop mauvaise pour qu’elle puisse comprendre … Mais ça l’a fait beaucoup rire ! Elle m’a donné sa carte de visite, ce qui m’a fait un peu paniquer car je savais qu’il y a tout un protocole à respecter quand on reçoit une carte de visite japonaise mais je ne me rappelais plus de ce qu’il fallait faire. Donc j’ai reçu cette carte de façon probablement très maladroite, mais étant une femme intelligente, elle ne m’en a pas tenue rigueur. Elle m’a dit de venir la voir au Japon. Hélas, je n’ai pas eu le temps de le faire car depuis l’artiste s’en est allée. Elle a quitté notre planète bleue et je l’imagine maintenant enchanter d’autres mondes. 

Oiseau en broderie ruban par Michiko Nomura

Ina Statescu lui a rendu hommage dans son livre “La Cinquième Saison” dont sont tirées les photos des œuvres de Michiko, et je remercie beaucoup Ina de m’avoir donné l’autorisation de les utiliser pour écrire cet article.

 

Faire ses premiers pas en Broderie Ruban grâce à Yukiko Ogura

En voyant les magnifiques créations de Michiko, j’ai eu envie de pratiquer la broderie au ruban. C’est en cherchant un livre permettant d’apprendre les bases de cette technique que j’ai découvert une autre brodeuse japonaise : Yukiko Ogura. Grand maitre de broderie au Japon, Yukiko Ogura est très connue dans son pays.

Yukiko Ogura a également une belle histoire d’amitié avec la France, en effet elle a entretenu une correspondance textile avec l’artiste plasticienne Fanny Viollet. Cette correspondance a donné lieu par la suite à une exposition “De Fil en Aiguille, au Fil de la Plume”.  

Elle a écrit de nombreux livres. Celui que j’ai acheté s’appelle : “Broderie Ruban, les points de base”.  Son livre m’a l’air très clair et est très beau.

D’après mes petits essais en broderie ruban, je retiens que le matériel joue un rôle considérable. Il faut vraiment utiliser des rubans “spécial broderie” (et non pas les rubans ordinaires) et une aiguille spécialement conçue pour ce type d’ouvrage. Sinon beaucoup de points sont semblables à la broderie traditionnelle sauf que le rendu est plus spectaculaire car le ruban est plus volumineux que le fil.

Après je vous avoue que pour l’instant je n’ai pas encore utilisé ce livre très sérieusement, par manque de temps. Ce sera probablement mon prochain défi : utiliser réellement les livres que j’ai achetés Sourire et il y en a … !  

A Bientôt !

Le Tissage Japonais

 

Le tissage est une activité qui accompagne la quasi totalité de l’humanité et cela depuis les prémices des civilisations. Je me suis donc intéressée au tissage Japonais en espérant découvrir des choses particulières et je n’ai pas été déçue Sourire

Tissage Japonais Contemporain

Ma découverte du tissage japonais commence par ma rencontre avec Yukiko Yokoyama, créatrice et enseignante Japonaise, qui en 1977 a fondé un atelier de teinture et de tissage Yumeoribito (ce qui signifie : tisseurs de rêve). Dans cet atelier, les fils sont teints à la main avant d’être tissés. Le tissage réalisé est vraiment extraordinaire car il est en forme de vagues ! 

Yukiko Yokoyama tisseuse japonaise

Lors de mon initiation au tissage, j’ai appris que les fils constituant les tissus se croisent de façon perpendiculaires. Mis à part les tissus en maille, la majorité des tissus de notre vie quotidienne sont fabriqués comme j’ai appris à le faire avec Olivia Lopez. Je me demandais comment cela était possible de réaliser ce type de vagues en tissant.

métier à tisser de Yukiko Yokoyama

En fait, Yukiko a développé sa propre technique de tissage afin d’obtenir ces fameuses vagues. Elle a inventé des armures différentes dont le très singulier Yorokeori (ori signifiant tisser) . Pour obtenir une ondulation des fils de chaine, elle utilise un peigne spécial : le Yoroke.

Je vous invite à voir cela dans une courte vidéo.

tissage japonais

Face à ses tissus faits à la main aux rayures verticales dansantes, j’ai l’impression d’être face à des œuvres d’art contemporaines.

tissage japonais contemporain

 

Sakiori 

Mon exploration du tissage japonaise se poursuit par la découverte du Sakiori. Il s’agit d’une technique de tissage qui permet de recycler de vieux vêtements.

Les paysans japonais ont inventé cette technique à l’époque Edo où le coton était très cher. Cela leur permettait de faire des couvertures ou des vêtements de travail chauds et résistants.

Le vêtement à recycler est déchiré sous forme de bandes (comme des rubans fins, d’environ 3 mm), puis il est enroulé en pelotes (appelées nuki).

Les nukis vont être utilisés comme fils de trame, les fils de chaines sont constitués de fils de chanvre ou de coton. Ensuite, le tissage se fait de façon classique comme j’ai appris à le faire avec Olivia.

Le tissu obtenu par cette méthode est normalement d’aspect imparfait avec des épaisseurs, des bosses, des couleurs passées… Mais la créatrice Hana Mitsui a utilisé le sakiori pour fabriquer des tissus dignes de la haute couture !

 

Kumihimo

photo de sayo ts tissage

Le kumihimo n’est pas vraiment du tissage au sens strict, car il s’agit d’une technique de tressage. Le principe est de tresser 3 fils ou plus qui se croisent alternativement en oblique. Cet art japonais est extrêmement ancien : il date de 10 000 ans avant JC ! Il est utilisé pour faire des rosaires bouddhiques, pour orner des sculptures et il sert également de cordon pour les obis (ceintures des kimonos). 

Kumihimo

Pour réaliser ce type de tressage il faut un disque central. En DIY, cette technique permet de fabriquer des bijoux comme des bracelets. Si vous habitez proche de Paris, vous pouvez apprendre le kumihimo à l’Atelier Soleil Tissant (www.lesoleiltissant.com).  

Pour Finir …

Voilà cette petite exploration textile au Japon est finie pour aujourd’hui ! A bientôt pour de nouvelles aventures Sourire !

Recherches utilisées pour trouver cet article :tissage japonais, japon tissage

Comment pratiquer le Shibori ?

 

Dans mon précédent article, je vous ai expliqué ce qu’était le Shibori. Maintenant, voyons comment le pratiquer soi-même, grâce à Magali Bontoux, spécialiste des teintures végétales, qui m’a enseigné quelques techniques.

Bien sûr, il ne sera pas possible d’aborder la cinquantaine de techniques de Shibori ! Mais cela vous donnera quelques pistes pour décorer vos tissus grâce à la teinture. 

LE MATERIEL

La teinture

Pour pouvoir teindre vos tissus, il faut tout d’abord une cuve de teinture. Le pigment phare du Shibori est l’indigo ! Mais d’autres couleurs sont possibles. Si vous êtes un puriste et que avez du temps devant vous, vous pouvez faire votre propre cuve d’indigo naturelle, pour vous aider, je vous renvoie à mon article Comment faire un bain de teinture d’indigo naturel.

Autrement, vous avez d’autres possibilités comme par exemple les teintures en machine prête à l’emploi ou les teintures au procion (c’est une teinture à faire soi-même à partir de pigments en poudre, ça demande du temps aussi mais c’est un peu moins long que les cuves naturelles). 

Les outils pour réaliser les dessins sont multiples :

Shibori matériel

des formes en bois  : Vous pouvez détourner celles destinées au scrapbooking. Pour créer un style japonais, vous choisirez des éléments qui rappellent leurs dessins traditionnels comme par exemple des papillons de forme épurée… 

des grosses pinces

de la ficelle

des élastiques

des morceaux de tube de PVC

des pinces à linges en bois

 

QUELQUES TECHNIQUES DE SHIBORI

Une fois que la cuve de teinture est prête, il est temps de préparer les tissus grâce aux techniques de Shibori.

La première chose à faire est de mouiller le tissu à teindre avec de l’eau claire. Ensuite, plusieurs techniques sont possibles en fonction de ce que l’on souhaite faire. 

Pour créer des effets de vagues :

On roule le tissu mouillé autour du tube de PVC. On entoure l’ensemble avec des élastiques, ce qui permet de maintenir le tissu sur le tube. Puis on fait glisser le tissu sur le tube (de l’extérieur vers l’intérieur) de façon à créer des plis. Au moment de la teinture, les élastiques et les plis protègeront certaines zones du tissu qui garderont leur couleur initiale. A la fin du processus de teinture, des motifs en forme de vagues apparaitront.

Faire du shibori avec un tube de PVC

 

Pour créer des dessins symétriques :

On plie le tissu de façon symétrique. Une fois qu’il est plié, on applique des pièces en bois de différentes formes (papillons, fleurs ect…). On maintient fermement les formes en bois grâce à de grosses pinces. Cela va empêcher la teinture d’atteindre le tissu en dessous du bois et après la teinture le dessin va apparaitre, en négatif.

Les pinces à linge en bois vont non seulement maintenir les plis mais en plus créer des motifs à l’endroit où ils sont en contact avec le tissu. Il est important de prendre du bois car le bois absorbe la teinture, ce qui n’est pas le cas du plastique.  

Shibori préparation

 

Pour créer des dessins en forme de toile d’araignée :

On coiffe une tige en bois (de type pique à brochette en bois) d’un petit carré de tissu, en faisant correspondre la pointe de la tige au milieu du carré. On enroule la tige avec le tissu en le tordant bien et on enlève cette tige. En maintenant la tension du tissu, on l’enroule avec de la ficelle en commençant par la pointe. Il s’agit de la technique du Kumo Shibori typique d’Arimatsu où l’on crée un dessin régulier en forme de toile d’araignée (kumo signifiant toile d’araignée en japonais) qui se révèle après la teinture. 

Les étapes finales :

Une fois que le tissu a été préparé par la technique de votre choix, on le met dans la cuve de teinture ou à la machine à laver en fonction de la méthode de teinture choisie. Je déconseillerais la teinture à la machine avec les formes en bois, par contre.

Une fois que la teinture est faite et fixée, on le remet le tissu à plat. On le rince à l’eau claire et on le laisse sécher. Ce qui est génial c’est le résultat sera toujours unique et plein de surprises …

tissu teint avec la technique du Shibori

 

Pour conclure …

Je trouve génial de pouvoir rendre unique le plus humble morceau de tissu. Dommage que je manque de temps actuellement car j’ai très envie de faire toute sortes d’expérimentations avec la teinture.

Je voudrais adresser un immense MERCI à Magali Bontoux pour tout ce qu’elle m’a appris, pour sa gentillesse et sa générosité Sourire ! Si cela vous intéresse, elle réalise des stages et des ateliers de teinture végétales. Elle vend également ses tissus teints à la main. Vous pouvez retrouver toutes les informations sur son site www.lherbieracouleur.com.

De notre côté, on se dit à bientôt !

Recherches utilisées pour trouver cet article :comment faire du shibori, teinture shibori stage 2017

Le Shibori : de la teinture à la sculpture

 

Teindre le tissu en faisant des réserves est une pratique très ancienne qui existe sur l’ensemble du globe. Les techniques varient en fonction de l’environnement et des sociétés (avec quand même des similitudes) et portent différents noms : Tye and Dye en Europe, Banda en Afrique …

Au Japon, la technique de teinture à réserve s’appelle le Shibori. Les villes nipponnes associées au Shibori sont : Arimatsu, où traditionnellement on travaille le coton et le lin et Kyoto, célèbre pour ses somptueuses soies teintes. Ces étoffes étaient utilisées pour confectionner les kimonos et les habits des samouraïs.

Shibori kimono

Kimono teint au Shibori à Arimatsu (photo de Bong Grit)

Le principe du Shibori

Le mot Shibori vient du verbe japonais Shiboru qui signifie “réduire le volume au maximum, tordre, serrer, presser …”

L’objectif du Shibori est de préserver certaines zones du tissu afin qu’elles ne soient pas touchées par la teinture et gardent leur couleur originelle. Pour cela, il existe environ une cinquantaine de techniques qui consistent : à nouer le tissu avec du fil, à faire des boucles, des ligatures, des coutures, des drapés, à le presser contre des morceaux de bois …

Ce qui me fascine dans la Shibori c’est la possibilité de faire des dessins très précis (comme sur la photo du noren en dessous) d’ailleurs l’objectif est de donner l’impression que le tissu a été peint à la main et non pas teint.

Shibori Arimatsu

Noren teint avec la technique du Shibori à Arimatsu (photo de Bong Grit)

Le Shibori : un art en voie de disparition ?

Artisan pratiquant le shibori

Artisan Japonais à Arimatsu (photo de Naukhel)

Hélas, ces techniques ont tendance à disparaitre avec les artisans, qui sont maintenant pour la plupart âgés. En effet, les Japonais portent de moins en moins de kimonos et par conséquent les fabricants d’étoffes traditionnelles ont peu de débouchés économiques.

Comment faire pour que cet art ancestral ne se perde pas ? A cette question, plusieurs réponses émergent : l’art, la mode, le DIY…

En effet, quelques artistes ont décidé de se battre pour promouvoir ces techniques pour éviter qu’elles ne disparaissent. Dans cet objectif, ils ont créé en 1992 le Symposium international de Shibori ce qui donne lieu à des expositions textiles internationales et crée une émulation autour de cette technique.

Le grand styliste japonais Yohji Yamamoto a rendu hommage à cette technique dans les magnifiques collections automne hiver 1994-1995 et printemps été 1995.

Nous aussi, si nous le voulons, nous pouvons contribuer à sauvegarder de l’art de Shibori ! Pour cela c’est très simple : en l’apprenant et en le pratiquant Sourire !

 Une autre façon de pratiquer le Shibori …

J’ai été très surprise de voir que le Shibori pouvait être détourné de sa fonction de teinture afin d’exploiter le coté tridimensionnel qu’il donne aux tissus.

J’ai découvert cela grâce à ma rencontre avec Sabine Hautefeuille, illustratrice et designer textile. Inspirée par ses voyages, elle a exploité l’aspect 3D du Shibori pour en faire de magnifiques sculptures textiles. Elle a eu également la gentillesse de se laisser filmer pour parler elle-même de son travail ! Je vous invite également à voir ses illustrations sur son site www.sabine-hautefeuille.fr.

Shibori par Sabine Hautefeuille

Voile de Chine et Etoiles création textile en Shibori de Sabine Hautefeuille

Le hasard d’internet m’a fait découvrir le travail de l’artiste anglaise Michelle Griffiths. Elle explore les différentes possibilités du Shibori pour créer des sculptures textiles contemporaines. Je vous invite à voir ses œuvres sur le site www.shibori.co.uk.

 

shibori Griffiths

Mantra Griffths

Sculptures en Shibori de Michelle Griffiths

 

Cette utilisation inhabituelle du Shibori n’est pas seulement réservée à l’art mais peut être également appliquée à la décoration. D’ailleurs, l’entreprise Suzusan utilise les propriétés tridimensionnelles du tissu pour créer des luminaires originaux. Le revêtement textile des lampes est en polyester, qui suite à un traitement thermique au cour du “processus Shibori”, garde sa forme même après lavage. Vous pouvez voir leur travail sur leur site www.suzusan.com. Dans la rubrique “download” vous pouvez télécharger leurs catalogues, ils sont intéressants car ils montrent les extraordinaires possibilités décoratives offertes par le Shibori.

Le mot de la fin

Je ne sais pas pour vous, mais tout ça me donne envie d’expérimenter cette technique !  Plusieurs pistes sont à explorer : la couleur, les dessins, la sculpture…. De façon très prosaïque, j’aimerais bien utiliser cette technique pour embellir mon linge de maison ou fabriquer mes propres lampes !  Promis, dès que j’ai le temps de m’y mettre je vous montre ce que cela donne Clignement d'œil

A Bientôt !

Rencontre avec Bénédicte Riou, Professeur de Broderie Japonaise

 

Dans un article précédent, je vous ai parlé de Jacqueline Poirier qui a contribué à l’expansion de la broderie japonaise en France et continue à la faire. Je trouve intéressant de voir le point de vue de la dernière génération de brodeuses !

Bénédicte Riou, professeur de broderie japonaise, fait partie de cette nouvelle génération. Elle a été récemment certifiée par la Japanese Embroidery Center, branche américaine de l’école Kurenai Kai (fondée il y a une cinquantaine d’année à Tokyo).   

Bénédicte Riou professeur de broderie japonaise

Quel est la caractéristique de la broderie japonaise et en quoi se différentie-t’elle de la broderie chinoise ?

Originaire de Chine, la broderie au fil de soie s’est développé dans un style totalement différent au Japon. Elle est utilisée pour broder les kimonos, les articles religieux et les vêtements de théâtre depuis 1600 ans.

Le nom non-officiel de cette discipline est le Nuido, la voie de la broderie. Le nom n’est pas officiel car, comme dans beaucoup d’autres pays, la broderie n’est pas reconnue comme un art.

Alors que la broderie chinoise est très réaliste, la broderie japonaise est très symbolique. La broderie chinoise fait plus appel à l’intuition, à la sensibilité alors que la broderie japonaise fait appel à la logique et à la rigueur. De ce fait, quand on apprend de façon attentive et sérieuse la broderie japonaise, il est quasiment “impossible de se tromper”.   

Feuilles en broderie japonaise

 

Les dessins sont très nets, parfaits, stylisés.

C’est un style de broderie riche de 46 techniques : la réalisation de reliefs à l’aide de bourrage, de fonds brodés, l’art de torsader les fils de soie pour créer des impressions de perles, le lissage des fils ect… Il est possible d’acheter un eBook, ou un livre papier (en français !!!) qui explique les techniques du Nuido sur le site de la Japanese Embroidery Center.

Le matériel est différent de celui de la broderie chinoise. Par exemple, l’aiguille est très spéciale. Elle a un chas rond et elle est large en haut. Elle coute beaucoup plus cher qu’une aiguille classique car elle a été finie à la main : donc on la garde longtemps et on s’arrange pour ne pas la perdre ! Un autre outil indispensable est le tekobari qui permet de lisser le fil avant chaque point. Le matériel peut se trouver également sur le site de la Japanese Embroidery Center, dans la rubrique tools.

Comment Bénédicte s’est-elle mise à la broderie japonaise ?

Broderie Japonaise 

Ce qui l’a amenée à cette activité c’est sa passion pour le Japon, qui touche une grande partie de la génération Goldorak, comme elle le dit elle-même ! Effectivement, faisant partie de la même génération, je confirme que les heures de visionnage et de lecture de mangas ont pour effet secondaire une sorte de fascination et d’amour inconditionnel pour le Pays du Soleil Levant Sourire ! … Donc passionnée par la culture japonaise, elle s’est mise à l’origami puis à la broderie.

Pourquoi est-elle devenue professeur de broderie japonaise ?

Elle n’avait pas planifié de devenir professeur de broderie japonaise. Mais de fil en aiguille, elle a pris conscient que ce savoir avait tendance à se perdre au Japon. En France, les rares brodeuses françaises initiées vont bientôt prendre leur retraite. Pour participer à la sauvegarde de ce patrimoine, Bénédicte a décidé d’aller au bout de ce cursus.

Broderie Japonaise Shochikubai

Cela lui a pris trois ans, tout en exerçant son métier de contrôleur aérien et en ayant une vie de famille. Elle me dit que cela lui a demandé beaucoup de travail… Bravo ! J’aime les gens qui vont au bout de leurs rêves Sourire !

Comment est organisé l’enseignement de la broderie japonaise ?

Il est possible d’apprendre la broderie japonaise en France en suivant l’enseignement des professeurs certifiés par la Japanese Embroidery Center. Il existe 10 niveaux.

Pour les personnes qui veulent avoir les bases, il est nécessaire de faire les niveaux 1 à 3.

Pour les personnes qui veulent par la suite enseigner, il faut suivre dans l’ordre les niveaux 1 à 9 auprès d’un professeur certifié. Cela peut se faire en France sous forme de stages.

Le niveau 10 doit obligatoirement se faire au sein de la Japanese Embroidery Center soit à Atlanta (USA) ou au Japon afin d’avoir la certification.

Broderie japonaise niveau expert détail

Bénédicte a les yeux qui brillent quand elle parle des quinze jours passés au Japon afin d’avoir la validation de son enseignement. Elle parle d’ailleurs de son voyage sur son blog Au Coeur de Soie. Vous y trouverez également les informations pour pouvoir vous inscrire aux cours de broderie qu’elle donne. 

Pour conclure …

La broderie japonaise est mon autre grand coup de cœur de cette année avec la broderie chinoise Sourire !

Je dis un très grand MERCI à Bénédicte qui a partagé ses anecdotes et sa passion avec moi !

Merci à vous également, cher lecteur, d’avoir lu cet article ! J’ai créé un compte Instagram où je mets régulièrement des photos que vous ne trouverez pas sur mon blog. Je vous y donne rendez-vous et je vous invite à vous y abonner Clignement d'œil !

A Bientôt !

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