J’ai testé : l’atelier de broderie créative “Nature Brodée” d’Ina Statescu

En ce moment ma machine est en panne Triste ! Comme mes chères petites mains ont une addiction pour le textile, il faut bien que je leur trouve une occupation… Justement j’ai trouvé une activité qui ne nécessite pas de machine à coudre : la bonne vieille broderie à la main !!!

J’avais suivi un atelier avec Ina Statescu en début d’année, c’est le deuxième cour que j’ai eu avec elle.

Mais par manque de temps, je n’ai pas fini l’ouvrage réalisé pendant le cour et je l’avais mis dans la fameuse “boite d’ouvrages à finir quand je pourrais” … Et enfin ce moment est arrivé ! C’est aussi l’occasion pour moi de partager cette belle expérience Sourire !

modèle Nature brodée de Ina Statescu

Le modèle réalisé par Ina Statescu

Ina a réalisé cet atelier suite à la publication de son dernier livre qui s’intitule “Nature brodée”, l’objectif étant de faire un paysage brodé. Je vais vous raconter cela en différentes étapes, qui ressemblent à celles que l’on suit traditionnellement quand on fait un tableau avec de la peinture.

Première étape : Peindre le Fond

Avant toute chose, il faut préparer le tissu. Pour gagner du temps, Ina avait préparé des tissus, car avant de broder il faut attendre que ça sèche !

Elle nous a montré comment elle avait fait. Comme en peinture, il faut faire un fond avec des couleurs qui évoquent le ciel et la végétation. Pour cela, elle utilise de la peinture adaptée au tissu qui se fixe au fer à repasser.

– Petite astuce d’Ina : préparer plusieurs tissu à l’avance, pour pouvoir avoir un stock de tissus pour différents projets.

– Mon point de vue : c’est une bonne idée d’activité à faire avec les enfants les dimanches après-midi pluvieux Sourire !

Deuxième étape : Structurer le Paysage

nat br

Une fois que le tissu est sec et repassé, on va planter le décor avec des formes comme des feuillages, des branches, des fleurs …

On obtient ces éléments avec du tissu préalablement fixé sur du support thermocollant (utilisé normalement pour l’entoilage).

Les supports double face sont très pratiques car on peut les fixer sur le tissu de fond facilement au fer à repasser. Il sera quand même nécessaire de faire une petite couture à la main le long de l’appliqué pour que l’ouvrage résiste au temps !

Une autre source de feuillage provient de morceaux de dentelles que l’on découpe. On peut utiliser également de la feutrine, du tissu imprimé ect…

Cette étape permet de dessiner et de structurer son paysage.

Pour ma part, j’ai eu envie de faire un paysage aquatique, j’ai donc découpé le tissu et la dentelle de façon à avoir des nénuphars. Mais tout est possible, il faut se laisser guider par son imagination Sourire !

Troisième étape : Réaliser les Détails

paysage brodé détail Sophie Malet

Si la deuxième étape est assez rapide, la troisième étape qui consiste à réaliser les détails par de la broderie est plus longue.

Ce que nous a montré Ina a changé ma conception de la broderie. En effet, elle nous a montré comment modifier les points de broderie car l’idée est d’agir comme une artiste, et non pas comme une brodeuse. Donc le point de broderie n’a pas à être parfait ou régulier mais il doit être au service de ce que l’on veut créer.

Très humblement, Ina nous disait : “Je vous apprends à faire des bêtises !” avec son bel accent que j’aime beaucoup. En réalité, pour moi, elle a ouvert des portes et des possibilités infinies de créations.

Une autre phrase d’Ina était : “Surtout, si vous avez une meilleure idée que moi, n’hésitez pas à la suivre !” Cela m’a vraiment beaucoup marqué.

paysage brodée Sophie Malet

Son attitude est vraiment propice à l’éclosion de la créativité et de l’originalité de chaque élève ! Alors chapeau bas, Ina, en plus d’être une grande artiste c’est également un grand professeur, voir un mentor !

Pour conclure …

Je suis vraiment ravie de cette expérience car j’ai appris beaucoup de choses et, plus important encore, cela me donne envie de faire mes propres expériences.

De plus, cela a été un réel plaisir de réaliser ce paysage brodé : cela a représenté de nombreux moments de détente.

Je n’hésiterais pas à refaire un atelier avec Ina ! J’ai également acheté son livre “Nature Brodée” et c’est un bon investissement car il regorge d’informations techniques et de pistes de travail !

Bon maintenant, il faut que je trouve le moyen de réparer ma machine pour pouvoir coudre le tour de mon paysage brodé et le monter en tableau.

A Bientôt !

Sophie

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Ma participation au Projet Patch “Voyage dans le Grand Nord”

 

Dans un précédent article, je disais que je voulais participer à l’exposition collective d’art textile organisée par Sylvie et Marion Breton : mission accomplie ! Je viens de recevoir un message de Sylvie disant que mon petit carré était bien arrivé et qu’il sera exposé au salon de l’Aiguille en Fête en février prochain.

Je vous le dévoile en avant-première ! Je me suis inspirée du Grand Nord canadien car (ça y est !…) l’exploration du contient américain a commencé …

Voyage dans le Grand Nord Projet Patch Art textile 2017

Tout est parti d’une de mes aquarelles où j’imagine l’être humain faisant la paix avec la nature, en ces temps où de trop nombreuses espèces (dont l’ours polaire) sont menacées d’extinction.

Voyage Grand Nord aquarelle

J’ai imprimé mon aquarelle sur du lutradur qui est du non-tissé 100 % polyester, utilisé à la base dans l’industrie automobile. Je me suis trompée dans le paramétrage de l’imprimante ce qui fait l’image était trop grande… Mais (contre tout attente) j’ai trouvé le résultat de mon erreur harmonieux, donc j’ai utilisé l’image comme ça ! De plus en me centrant sur l’ourson je pourrais faire un clin d’œil à la constellation de la Petite Ourse qui indique le nord …

J’ai cousu des chutes de dentelle blanches sur du feutre gris sombre, car parfois le givre me fait penser à de la dentelle. J’ai embelli le tout avec des plumes blanches, des paillettes argentées et des pierres naturelles (cristal de roche et labradorite), car je voulais exprimer la magie des paysages enneigés.

Au moment où je cousais les pierres sur mon petit carré, j’ai pensé à toutes personnes qui allaient voir mon travail, aux ours polaires, à la nature … J’ai eu alors le cœur rempli d’amour universel, compassion et de gratitude ! Cela guidait mes mains et me donnait envie de faire de mon mieux.

Voici les liens pour pouvoir suivre le projet Patch, et (pourquoi pas) y participer également :

www.festivaltextile.blogspot.fr
www.facebook.com/festivaltextile
http://instagram.com/patch_festival_textile

Je suis très heureuse de partager cela avec vous !

A bientôt ! 

Recherches utilisées pour trouver cet article :Broderie créative sur le thème du blanc en relation avec Le projet-PATCH par SYLVIE BRETONSYLVIE BRETON, PATCH 2017 avec Sylvie Breton, patchwork le grand nord

Mon intention : croire en l’Humanité

 

Pour commencer cette année 2017, je vais écrire un article un peu différent pour marquer le coup !

Depuis quelques années, j’ai l’impression que tout porte à ne plus croire en l’humanité : entre les guerres, les attentats, le réchauffement climatique, les extinctions d’espèces, les attaques contre la liberté, l’immense inquiétude pour le sort des générations futures…

Et malgré tout, si on se mettait envers et contre tout à croire en l’humanité ? C’est à dire : si on avait l’intention de croire que nous pouvions évoluer, élever notre niveau de conscience, réparer les erreurs et construire quelque chose de positif pour le bien de toutes les espèces habitant sur cette planète ? Peut-être que de cette nouvelle croyance, à contre-pied de ce que nous servent les médias, pourraient naitre des actions …

C’est en ayant cela en tête que j’ai créé le tableau textile : “Les Rêves sont les Germes de l’Action”. L’idée est de s’inspirer de personnes d’horizons divers et variés.

tableau textile les Rêves sont les germes de l'action

J’ai peint les portraits de Martin Luther King, de Jane Goodall, Maggy Barankitse, Valentin Gruener, Théodore Monod, Malala Yousafzai et Davide Martello car ils ont d’une façon ou d’une autre cru en leur rêves, ce qui les a poussé à agir. Pour moi, la clé de leur rêve est l’Amour, dans le sens spirituel du terme.

Quand je pense à Martin Luther King, je me dis que finalement l’humanité a progressé entre son époque où il y avait la ségrégation raciale aux Etats Unis et maintenant où seulement l’idée est choquante… Quand je pense à Jane Goodall et Valentin Gruener, je me réjouis à l’idée qu’au lieu de partir en Afrique pour ramener des trophées de chasse, certains européens y vont pour mieux comprendre les animaux et les aider. Ce qui à une époque aurait été inimaginable ! Maggy Barankitse et Davide Martello, pour moi, symbolisent la lueur d’espoir au cœur de l’enfer. Malala Yousafzai me fait penser à tous les progrès qui ont été faits concernant les droits des femmes et à tout ce qui doit être encore fait partout dans le monde.

détail tableau textile les rêves sont les germes de l'action

Nous avons encore d’énormes progrès à faire, j’aime la phrase de Théodore Monod : “L’Utopie n’a jamais été essayée !”. En grand pacifiste, il jeunait tous les ans pour protester comme la bombe nucléaire et écrivait tous les ans au président de la République pour avoir un hymne national français pacifique. Effectivement, il y a encore un bon bout de chemin à parcourir …

J’imagine l’intelligence collective humaine comme un immense réseau de neurones plus particulièrement les neurones miroirs qui sont activées lorsque nous imaginons des actions. Ce sont les réseaux de neurones qui m’ont inspirée ce “tissage perlé”.

Peut-être par effet miroir, nous pourrions nous aussi avoir envie d’impacter positivement cette planète ?

Pour finir, voici une vidéo montrant Valentin Gruener : l’utopie est peut-être déjà en marche après tout Sourire

Tout est possible !

Passez une merveilleuse année inspirante et partager avec vos amis !

A bientôt !

Mes premiers pas en Art textile avec Ina Georgeta Statescu

 

résultat cour art textile d'Ina Statescu

Mon premier tableau d’art textile réalisé lors d’un cour avec Ina Statescu

Dernièrement, je vous avais dit que je ne voulais pas “quitter” l’Europe avant de vous parler de certains créateurs qui m’ont beaucoup impactée. Ina Georgeta Statescu fait partie de ces personnes qui ont probablement changé ma vie, ça a l’air exagéré comme propos, pourtant c’est vrai ! La découverte de son travail ont fait qu’après je n’étais plus la même personne ! Déjà l’émerveillement que me procure ses tableaux textiles m’a permis de prendre conscience qu’il était possible de faire des choses extraordinaires avec du simple tissu. Derrière l’artiste, il y aussi la femme de cœur. Il se dégage d’Ina beaucoup de douceur, de chaleur et de générosité. Elle m’a mise en confiance et m’a donné envie de m’y mettre… Avant j’osais à peine toucher à une aiguille et si je le faisais c’était dans un but purement utilitaire.

Tableau textile réalisé lors d'un cour avec Ina Statescu (détail)

En quelques mots, je vous parle un peu d’elle. Ina est née en Roumanie, pays aux grands traditions de broderie, et c’est à Bucarest qu’elle a étudié l’art textile orienté vers la mode. Puis elle est venue vivre en France et a notamment collaboré avec la Maison Azzaro. Je trouve touchant qu’elle cite un dicton de son pays lorsqu’elle parle de son expatriation : “Le premier amour, on ne l’oublie jamais; le deuxième est toujours plus fort que le premier.” Quel honneur pour la France, en tout cas ! En réalité, il y a quelque chose d’universel dans le travail d’Ina, d’ailleurs lors d’une exposition dans les salons de l’UNESCO à Paris les visiteurs étrangers (venant d’Inde, de Turquie, du Japon, de Grèce …) croyaient reconnaitre une vision moderne de la broderie traditionnelle de leur pays.

J’ai donc pris un cour avec elle et c’est là que j’ai réalisé le tableau textile dont vous pouvez voir les photos dans cet article. Le principe technique est simple : il s’agit de superposer différentes couches de tissus, puis de décorer avec de la broderie machine ou main. Sur une base en coton, j’ai mis un morceau de brocard brillant et recouvert le tout d’organza.J’ai assemblé le tout à la machine à coudre (avec des points avant). Ensuite, j’ai appliqué de la dentelle et réalisé de la broderie figurant des branchages avec la machine à coudre. La dernière partie laisse véritablement place à la créativité car chacun décore en fonction de sa fantaisie et je me suis bien lâchée ! J’ai utilisé des fleurs artificielles, de la dentelle vintage, des perles de toutes sortes … J’ai feutré un bout de dentelle avec de la laine cardée et j’ai fait de la broderie ruban de façon pas du tout conventionnelle car je voulais un maximum de volume ! Au final, j’ai peut-être un poil exagéré… J’aurais voulu faire quelque chose de plus épuré. Mais souvent prise dans mon élan j’ai du mal à m’arrêter, je rencontre la même difficulté quand je peins.      

résultat cour art textile d'Ina Statescu détail

La bonne nouvelle c’est qu’Ina donne à nouveau des cours lors du salon de l’Aiguille en Fête qui aura lieu en février 2017. Comme vous pouvez l’imaginer, j’ai déjà pris mon billet et j’ai hâte de réaliser un jardin brodé avec elle !

Si vous voulez voir les créations d’Ina je vous invite à aller sur son site, pour le plus grand plaisir de vos yeux !

Très inspirée par ces fleurs, je montrais la prochaine fois comme faire un collier qui semble s’être échappé d’un jardin d’hiver…

En attendant, si vous avez aimé cet article, partagez-le avec vos amis !

A bientôt !

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