Comment faire des fleurs de cerisier en tissu ?

 

Au Japon, il existe un art traditionnel ancien qui permet de fabriquer des fleurs à partir de tissu. Il s’agit du Tsumami. Les fleurs sont réalisées grâce à des pliages de tissu. C’est une sorte d’origami. Cette technique sert à fabriquer le Kanzashi, épingle à cheveux traditionnelle ornant notamment la chevelure des geishas.

Pour ma part, j’ai réalisé des fleurs en origami textile plus simples que celles des Kanzashis. Pour cela, j’ai utilisé un “yoyo maker” de Clover. Il existe de nombreux modèles. J’ai utilisé celui permettant de faire des fleurs à cinq pétales. Ca m’a permis de décorer un porte-monnaie, un jour où j’avais cousu un petit ensemble de maroquinerie.  

sac, pochette et porte monnaie DIY par couture et arts textiles

J’ai voulu un peu détourner la technique pour créer des fleurs de cerisiers. 

matériel pour faire des fleurs origami en tissu

Matériel :

– yoyo maker

– coupons de tissu en camaïeu

– fil assorti

– ciseau

– aiguille très fine

– perle de rocaille (supportant la chaleur pour pouvoir passer à la machine, si les fleurs sont destinées à un vêtement)

Les Etapes

Je vous explique comment procéder pour réaliser les fleurs de cerisier en tissu dans un tuto sur YouTube.

fleur de cerisier en tissu

 

Dès que je peux, je vous montrerai ce que j’ai fait de ces fleurs en tissu. Comme vous l’avez surement constaté, en ce moment c’est compliqué pour moi d’écrire des articles car je suis en plein déménagement. En effet, un gros changement de vie se prépare pour moi : je vais aller vivre dans ce sud-ouest de la France. J’espère que passé cette période un peu compliquée j’aurais plus de temps pour créer, coudre et partager tout cela avec vous ! Sourire

Recherches utilisées pour trouver cet article :comment faire de lart textile, fabriquer des cerisiers

Comment pratiquer le Shibori ?

 

Dans mon précédent article, je vous ai expliqué ce qu’était le Shibori. Maintenant, voyons comment le pratiquer soi-même, grâce à Magali Bontoux, spécialiste des teintures végétales, qui m’a enseigné quelques techniques.

Bien sûr, il ne sera pas possible d’aborder la cinquantaine de techniques de Shibori ! Mais cela vous donnera quelques pistes pour décorer vos tissus grâce à la teinture. 

LE MATERIEL

La teinture

Pour pouvoir teindre vos tissus, il faut tout d’abord une cuve de teinture. Le pigment phare du Shibori est l’indigo ! Mais d’autres couleurs sont possibles. Si vous êtes un puriste et que avez du temps devant vous, vous pouvez faire votre propre cuve d’indigo naturelle, pour vous aider, je vous renvoie à mon article Comment faire un bain de teinture d’indigo naturel.

Autrement, vous avez d’autres possibilités comme par exemple les teintures en machine prête à l’emploi ou les teintures au procion (c’est une teinture à faire soi-même à partir de pigments en poudre, ça demande du temps aussi mais c’est un peu moins long que les cuves naturelles). 

Les outils pour réaliser les dessins sont multiples :

Shibori matériel

des formes en bois  : Vous pouvez détourner celles destinées au scrapbooking. Pour créer un style japonais, vous choisirez des éléments qui rappellent leurs dessins traditionnels comme par exemple des papillons de forme épurée… 

des grosses pinces

de la ficelle

des élastiques

des morceaux de tube de PVC

des pinces à linges en bois

 

QUELQUES TECHNIQUES DE SHIBORI

Une fois que la cuve de teinture est prête, il est temps de préparer les tissus grâce aux techniques de Shibori.

La première chose à faire est de mouiller le tissu à teindre avec de l’eau claire. Ensuite, plusieurs techniques sont possibles en fonction de ce que l’on souhaite faire. 

Pour créer des effets de vagues :

On roule le tissu mouillé autour du tube de PVC. On entoure l’ensemble avec des élastiques, ce qui permet de maintenir le tissu sur le tube. Puis on fait glisser le tissu sur le tube (de l’extérieur vers l’intérieur) de façon à créer des plis. Au moment de la teinture, les élastiques et les plis protègeront certaines zones du tissu qui garderont leur couleur initiale. A la fin du processus de teinture, des motifs en forme de vagues apparaitront.

Faire du shibori avec un tube de PVC

 

Pour créer des dessins symétriques :

On plie le tissu de façon symétrique. Une fois qu’il est plié, on applique des pièces en bois de différentes formes (papillons, fleurs ect…). On maintient fermement les formes en bois grâce à de grosses pinces. Cela va empêcher la teinture d’atteindre le tissu en dessous du bois et après la teinture le dessin va apparaitre, en négatif.

Les pinces à linge en bois vont non seulement maintenir les plis mais en plus créer des motifs à l’endroit où ils sont en contact avec le tissu. Il est important de prendre du bois car le bois absorbe la teinture, ce qui n’est pas le cas du plastique.  

Shibori préparation

 

Pour créer des dessins en forme de toile d’araignée :

On coiffe une tige en bois (de type pique à brochette en bois) d’un petit carré de tissu, en faisant correspondre la pointe de la tige au milieu du carré. On enroule la tige avec le tissu en le tordant bien et on enlève cette tige. En maintenant la tension du tissu, on l’enroule avec de la ficelle en commençant par la pointe. Il s’agit de la technique du Kumo Shibori typique d’Arimatsu où l’on crée un dessin régulier en forme de toile d’araignée (kumo signifiant toile d’araignée en japonais) qui se révèle après la teinture. 

Les étapes finales :

Une fois que le tissu a été préparé par la technique de votre choix, on le met dans la cuve de teinture ou à la machine à laver en fonction de la méthode de teinture choisie. Je déconseillerais la teinture à la machine avec les formes en bois, par contre.

Une fois que la teinture est faite et fixée, on le remet le tissu à plat. On le rince à l’eau claire et on le laisse sécher. Ce qui est génial c’est le résultat sera toujours unique et plein de surprises …

tissu teint avec la technique du Shibori

 

Pour conclure …

Je trouve génial de pouvoir rendre unique le plus humble morceau de tissu. Dommage que je manque de temps actuellement car j’ai très envie de faire toute sortes d’expérimentations avec la teinture.

Je voudrais adresser un immense MERCI à Magali Bontoux pour tout ce qu’elle m’a appris, pour sa gentillesse et sa générosité Sourire ! Si cela vous intéresse, elle réalise des stages et des ateliers de teinture végétales. Elle vend également ses tissus teints à la main. Vous pouvez retrouver toutes les informations sur son site www.lherbieracouleur.com.

De notre côté, on se dit à bientôt !

Recherches utilisées pour trouver cet article :comment faire du shibori, teinture shibori stage 2017

Le Tissage Maya avec Olivia Lopez

 

Je vous propose une escale en Amérique Centrale plus particulièrement chez les Mayas. Cela fait 3000 ans que les femmes mayas tissent de superbes étoffes à l’aide d’un métier à tisser qui s’attache à la taille et à un poteau. Le tissage est pour ce peuple un acte sacré.

Tisseuses Mayas Tisseuses Mayas photo de Miquel Dewever

Je me suis donc initiée au tissage maya avec l’artiste textile Olivia Lopez.

Tissage avec Olivia Lopez

Olivia Lopez

Mon objectif était de mieux comprendre comment on fabrique un tissu et aussi de gouter un peu à la culture maya qui m’a toujours fascinée.

Le Matériel :

– Dans le cadre de l’atelier, nous avons utilisé un petit métier à tisser en bois plus facile à transporter (et à trouver) que les métiers traditionnels mayas

métier à tisser en bois

– de la laine d’Espagne est utilisée comme fil de trame (fils horizontaux)

laine d'espagne

– du fil qui va être le fil de chaine (fils verticaux).

Fils pour tissage

Ce type de fil peut être également utilisé comme fil de trame en début et fin d’ouvrage.

Le principe du tissage : est d’entrecroiser perpendiculairement les fils de chaine et les fils de trame.

Etape 1 : Installation des fils de chaine

 tissage installation des fils de chaine

Pour installer les fils de chaines, nous coupons deux lots de 14 fils de même longueurs que nous attachons aux extrémités du métier.

fils de chaine attachés

Voici comment sont organisés les deux séries de fils : les fils supérieurs sont dans les grandes encoches et les fils inférieurs dans les petites.

organisation des fils de chaine

Etape 2 : Réglage de la tension des fils

Avant de tisser il est important que les fils de chaine soient bien tendus. On peut jouer sur la tension de ces fils grâce au cadre, en le tournant légèrement. 

réglage de la tension du fil

Etape 3 : Le tissage

Nous commençons à tisser avec du fil, puis nous le faisons avec de la laine. C’est donc l’étape cruciale du choix des couleurs !

début du tissage   

L’aiguille à tisser sert faire passer le fil de trame facilement. La navette permet de bien séparer les fils. Nous faisons des lignes de fil de gauche à droite puis de droite à gauche. A chaque changement de sens, nous abaissons ou remontons la partie en bois organisant les fils de chaine.

changement de sens de tissage

Le petit peigne permet de tasser les fils de trame.

Etape 4 : La réalisation des dessins

Une des caractéristiques du tissage Maya est d’intégrer des dessins inspirés de leur vie quotidienne ou de leur mythologie dans la trame du tissu.

Patron dessin tissage maya

Patron du dessin de tissage maya

Pour cela, on s’aide d’un patron pour savoir où on va mettre le fil permettant de faire le dessin.

réaliser un dessin en tissage

Avec la navette, on va soulever uniquement les fils de chaine derrière lesquels on va passer le fil de trame aux endroits définis par la patron. 

Comme j’étais un peu lente, je n’ai pas fait le dessin en entier…

Etape 5 : Finition

Lors que le tissage est fini, il faut alors enlever l’ouvrage obtenu du métier et nouer les fils de chaine.

Voici ce que nous avons obtenu à la fin de l’atelier mes voisines et moi :

Tissage Maya à la fin de l'atelier

Pour ma part, même si j’ai été la moins productive, cette activité m’a demandé énormément de concentration. C’est peut-être parce que c’était la première fois que je tissais. En tout cas, je tire mon chapeau aux tisseurs !

J’ai beaucoup aimé ce cour avec Olivia Lopez qui est très chaleureuse et pédagogue. Si vous voulez prendre des cours avec elle, vous pouvez la retrouver à Paris dans la maison artistique Rrose Sélavy qui propose différentes activités artistiques pour les enfants et les adultes, et se trouve au 5 rue Fromentin 75009 Paris.

Elle sera présente également au prochain Salon de l’aiguille en fête pour animer des ateliers et le tissage d’un tapis sur un métier à tisser de plus de 2 m, auquel tout le monde peut participer ! Et comme les passionnés du fil ont en général un grand cœur : ce tapis sera offert à une association.

J’espère que cet article vous a inspiré et vous a donné envie d’activer vos dix doigts ! Si c’est le cas, partagez cet article avec vos amis Sourire !

A bientôt !

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Le Crazy ou l’art du recyclage

 

Je trouvais dommage d’avoir brodé une pièce de broderie Glazik pour qu’elle reste dans le fond d’un placard. J’ai donc décidé d’un faire un objet utile : une boite à bijoux ! J’avais conservé depuis Noël dernier une boite de chocolats car j’aimais bien sa forme et j’avais vu son potentiel pour ranger de petites choses comme des boucles d’oreilles. Cette boite va me servir de structure.

boite de chocolat

Comme je suis dans un état d’esprit de recyclage : autant y aller à fond ! C’est pourquoi j’ai décidé de décorer cette fameuse boite avec la technique du Crazy. Le Crazy est une technique de patchwork à l’origine utilisée par les anglaises riches et oisives de l’époque victorienne. Cette technique a un énorme potentiel créatif et permet de vraiment s’amuser avec les formes, les couleurs et les textures.

Le principe est d’utiliser de petites pièces de tissu (en général précieux) et de les coudre les uns aux autres sans suivre de modèle particulier (contrairement à d’autres technique de patchwork où il faut suivre un dessin géométrique précis). Plus ça a l’air déstructuré plus ça a du charme. La beauté de l’ouvrage dépend aussi des couleurs des petites pièces de tissu, comme dans une mosaïque.

selection de tissus

Avec de commencer un ouvrage en Crazy, il est important de mettre toutes le pièces de tissu côte à côte afin de voir si esthétiquement ça vous plait. Dans mon cas, j’ai mis à coté ma pièce de broderie Glazik et plusieurs chutes de tissus dont les couleurs se retrouvaient dans le broderie.

Après une petite phase de réflexion, j’ai décidé d’utiliser des chutes de dentelle de calais (normalement utilisé pour faire des sous vêtements) que j’avais acheté à la boutique de Noyon. J’ai voulu créer un contraste avec du tweed et du tissu de coton vert pomme.   

On utilise comme base de couture, un tissu simple de type coton blanc. Pour ma part, j’ai utilisé un tissu en coton marron clair car je voulais qu’il soit suffisamment opaque pour qu’on ne voit pas les dessins de la boite à travers sachant que je mets par dessus de la dentelle transparente. Sur ce tissu de base, les petites pièces de tissus colorées sont cousues grâce à un simple point avant. Avant toute chose, je coupe ce tissu de sorte qu’il entoure la boite avec une bonne marge de couture.

La technique que j’ai utilisée est de prendre une première pièce et de placer la deuxième pièce à coudre à l’envers de sorte quand on le déplie il soit au bon endroit et que la couture soit cachée. Puis de continuer l’opération jusqu’à ce que le tissus de base soit entièrement recouvert.

Assemblage crazy etape 1

 

Les petites pièces de tissus sont coupées au feeling, sans modèle précis. Je n’ai fait aucune couture à la main pour gagner du temps. Grâce à une épingle placée judicieusement, je peux directement coudre à la machine.

 

couture crazy 1

Voici la couture pliée !premiere couture

Voici la couture une fois dépliée !couture dépliée

 

A certains endroits, pour ne pas cacher le bord de la dentelle de calais que je trouve beau, j’ai tout simplement recouvert le tissus précédent sans plier et j’ai fait un point avant au dessus.

couture de la dentelle

Une fois tout le tissu de base recouvert, il est plus facile de couper l’excédent de tissu en retournant l’ouvrage.

arrière de l'ouvrage crazy

Voici le résultat à la fin de cette première étape : 

resultat 1

Pour rendre l’ouvrage plus solide je fais un petit point “zig-zag” tout autour.

La deuxième étape est celle de l’embellissement. Dans le Crazy traditionnel, toutes les coutures sont recouvertes de point de broderie à la main. Je manque de temps pour faire cela. J’ai donc recouvert ces coutures avec les points décoratifs de ma machine à coudre à la place.

crazy réalisation de points décoratifs

Oui, j’avoue, c’est quand même moins spectaculaire que le broderie à la main !…

Lorsque que l’on embelli une pièce de Crazy, votre seul limite est votre imagination (et aussi peut être votre temps). Vous pouvez coudre dessus des boutons dépareillés, des perles, des rubans …

boutons fantaisie

 

La prochaine fois je vous parlerais de la suite de mes aventures avec ma boite à bijoux.

A Bientôt !

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