La Broderie Ruban vue par les Japonaises Michiko Nomura et Yukiko Ogura

 

Ma rencontre avec Michiko Nomura

Je ne pouvais pas parler du Japon sans vous raconter ma rencontre inoubliable avec l’artiste textile japonaise Michiko Nomura.

Fleurs en broderie ruban par Michiko Nomura 2

Cette rencontre date de plus de 10 ans, mais elle m’a tellement impactée que j’ai l’impression que c’était hier ! A l’époque, j’intéressais énormément à la peinture japonaise et je commençais à découvrir l’art textile. Quand je suis allée à cette exposition où Michiko Nomura exposait avec son amie Ina Statescu, je ne m’attendais pas à vivre ce que j’allais vivre. L’exposition avait lieu à Paris et j’y allais par pure curiosité, pour me détendre après le travail.

Ce jour là, j’ai reçu une véritable claque visuelle en découvrant l’œuvre de Madame Nomura. Je ne pensais pas que c’était possible de faire de la poésie avec une aiguille ! Et pourtant … c’est le cas ! La technique utilisée par l’artiste est la broderie au ruban de soie. Elle intègre également la feuille d’or dans ces œuvres. Sur ce dernier point, on sent l’influence de sa culture japonaise car utilisation de l’or dans l’art japonais est assez courante et permet de jouer avec la lumière. 

Sa rencontre avec Ina Statescu a commencé autour d’un peintre que j’aime énormément : Claude Monet, lors de l’exposition “Dans la lumière de Giverny” qui rendait hommage au peintre français. Je reconnais d’ailleurs le jardin de Claude Monet à Giverny dans cette magnifique broderie ci-dessous. 

Jardin de Giverny en broderie ruban Michiko Nomura

A partir de là, s’est créée une véritable amitié entre les deux femmes.   

Quand j’ai rencontré Michiko Nomura, je me suis sentie tout de suite à l’aise. Ce qui est assez facile quand quelqu’un vous accueille avec un immense sourire chaleureux. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui incarne autant la gentillesse qu’elle ! Nous avons discuté en anglais, j’ai tenté de dire quelques mots en japonais, mais visiblement la prononciation était trop mauvaise pour qu’elle puisse comprendre … Mais ça l’a fait beaucoup rire ! Elle m’a donné sa carte de visite, ce qui m’a fait un peu paniquer car je savais qu’il y a tout un protocole à respecter quand on reçoit une carte de visite japonaise mais je ne me rappelais plus de ce qu’il fallait faire. Donc j’ai reçu cette carte de façon probablement très maladroite, mais étant une femme intelligente, elle ne m’en a pas tenue rigueur. Elle m’a dit de venir la voir au Japon. Hélas, je n’ai pas eu le temps de le faire car depuis l’artiste s’en est allée. Elle a quitté notre planète bleue et je l’imagine maintenant enchanter d’autres mondes. 

Oiseau en broderie ruban par Michiko Nomura

Ina Statescu lui a rendu hommage dans son livre “La Cinquième Saison” dont sont tirées les photos des œuvres de Michiko, et je remercie beaucoup Ina de m’avoir donné l’autorisation de les utiliser pour écrire cet article.

 

Faire ses premiers pas en Broderie Ruban grâce à Yukiko Ogura

En voyant les magnifiques créations de Michiko, j’ai eu envie de pratiquer la broderie au ruban. C’est en cherchant un livre permettant d’apprendre les bases de cette technique que j’ai découvert une autre brodeuse japonaise : Yukiko Ogura. Grand maitre de broderie au Japon, Yukiko Ogura est très connue dans son pays.

Yukiko Ogura a également une belle histoire d’amitié avec la France, en effet elle a entretenu une correspondance textile avec l’artiste plasticienne Fanny Viollet. Cette correspondance a donné lieu par la suite à une exposition “De Fil en Aiguille, au Fil de la Plume”.  

Elle a écrit de nombreux livres. Celui que j’ai acheté s’appelle : “Broderie Ruban, les points de base”.  Son livre m’a l’air très clair et est très beau.

D’après mes petits essais en broderie ruban, je retiens que le matériel joue un rôle considérable. Il faut vraiment utiliser des rubans “spécial broderie” (et non pas les rubans ordinaires) et une aiguille spécialement conçue pour ce type d’ouvrage. Sinon beaucoup de points sont semblables à la broderie traditionnelle sauf que le rendu est plus spectaculaire car le ruban est plus volumineux que le fil.

Après je vous avoue que pour l’instant je n’ai pas encore utilisé ce livre très sérieusement, par manque de temps. Ce sera probablement mon prochain défi : utiliser réellement les livres que j’ai achetés Sourire et il y en a … !  

A Bientôt !

Rencontre avec Bénédicte Riou, Professeur de Broderie Japonaise

 

Dans un article précédent, je vous ai parlé de Jacqueline Poirier qui a contribué à l’expansion de la broderie japonaise en France et continue à la faire. Je trouve intéressant de voir le point de vue de la dernière génération de brodeuses !

Bénédicte Riou, professeur de broderie japonaise, fait partie de cette nouvelle génération. Elle a été récemment certifiée par la Japanese Embroidery Center, branche américaine de l’école Kurenai Kai (fondée il y a une cinquantaine d’année à Tokyo).   

Bénédicte Riou professeur de broderie japonaise

Quel est la caractéristique de la broderie japonaise et en quoi se différentie-t’elle de la broderie chinoise ?

Originaire de Chine, la broderie au fil de soie s’est développé dans un style totalement différent au Japon. Elle est utilisée pour broder les kimonos, les articles religieux et les vêtements de théâtre depuis 1600 ans.

Le nom non-officiel de cette discipline est le Nuido, la voie de la broderie. Le nom n’est pas officiel car, comme dans beaucoup d’autres pays, la broderie n’est pas reconnue comme un art.

Alors que la broderie chinoise est très réaliste, la broderie japonaise est très symbolique. La broderie chinoise fait plus appel à l’intuition, à la sensibilité alors que la broderie japonaise fait appel à la logique et à la rigueur. De ce fait, quand on apprend de façon attentive et sérieuse la broderie japonaise, il est quasiment “impossible de se tromper”.   

Feuilles en broderie japonaise

 

Les dessins sont très nets, parfaits, stylisés.

C’est un style de broderie riche de 46 techniques : la réalisation de reliefs à l’aide de bourrage, de fonds brodés, l’art de torsader les fils de soie pour créer des impressions de perles, le lissage des fils ect… Il est possible d’acheter un eBook, ou un livre papier (en français !!!) qui explique les techniques du Nuido sur le site de la Japanese Embroidery Center.

Le matériel est différent de celui de la broderie chinoise. Par exemple, l’aiguille est très spéciale. Elle a un chas rond et elle est large en haut. Elle coute beaucoup plus cher qu’une aiguille classique car elle a été finie à la main : donc on la garde longtemps et on s’arrange pour ne pas la perdre ! Un autre outil indispensable est le tekobari qui permet de lisser le fil avant chaque point. Le matériel peut se trouver également sur le site de la Japanese Embroidery Center, dans la rubrique tools.

Comment Bénédicte s’est-elle mise à la broderie japonaise ?

Broderie Japonaise 

Ce qui l’a amenée à cette activité c’est sa passion pour le Japon, qui touche une grande partie de la génération Goldorak, comme elle le dit elle-même ! Effectivement, faisant partie de la même génération, je confirme que les heures de visionnage et de lecture de mangas ont pour effet secondaire une sorte de fascination et d’amour inconditionnel pour le Pays du Soleil Levant Sourire ! … Donc passionnée par la culture japonaise, elle s’est mise à l’origami puis à la broderie.

Pourquoi est-elle devenue professeur de broderie japonaise ?

Elle n’avait pas planifié de devenir professeur de broderie japonaise. Mais de fil en aiguille, elle a pris conscient que ce savoir avait tendance à se perdre au Japon. En France, les rares brodeuses françaises initiées vont bientôt prendre leur retraite. Pour participer à la sauvegarde de ce patrimoine, Bénédicte a décidé d’aller au bout de ce cursus.

Broderie Japonaise Shochikubai

Cela lui a pris trois ans, tout en exerçant son métier de contrôleur aérien et en ayant une vie de famille. Elle me dit que cela lui a demandé beaucoup de travail… Bravo ! J’aime les gens qui vont au bout de leurs rêves Sourire !

Comment est organisé l’enseignement de la broderie japonaise ?

Il est possible d’apprendre la broderie japonaise en France en suivant l’enseignement des professeurs certifiés par la Japanese Embroidery Center. Il existe 10 niveaux.

Pour les personnes qui veulent avoir les bases, il est nécessaire de faire les niveaux 1 à 3.

Pour les personnes qui veulent par la suite enseigner, il faut suivre dans l’ordre les niveaux 1 à 9 auprès d’un professeur certifié. Cela peut se faire en France sous forme de stages.

Le niveau 10 doit obligatoirement se faire au sein de la Japanese Embroidery Center soit à Atlanta (USA) ou au Japon afin d’avoir la certification.

Broderie japonaise niveau expert détail

Bénédicte a les yeux qui brillent quand elle parle des quinze jours passés au Japon afin d’avoir la validation de son enseignement. Elle parle d’ailleurs de son voyage sur son blog Au Coeur de Soie. Vous y trouverez également les informations pour pouvoir vous inscrire aux cours de broderie qu’elle donne. 

Pour conclure …

La broderie japonaise est mon autre grand coup de cœur de cette année avec la broderie chinoise Sourire !

Je dis un très grand MERCI à Bénédicte qui a partagé ses anecdotes et sa passion avec moi !

Merci à vous également, cher lecteur, d’avoir lu cet article ! J’ai créé un compte Instagram où je mets régulièrement des photos que vous ne trouverez pas sur mon blog. Je vous y donne rendez-vous et je vous invite à vous y abonner Clignement d'œil !

A Bientôt !

Recherches utilisées pour trouver cet article :professeur de borderie japonaise

Mon premier article invité

 

Bonjour, Cher Passionné du Fil !

Cette semaine, et c’est une première pour moi, j’ai écrit un article sur le blog Patience et Petits Points. Il s’agit du blog de Marie, une bloggeuse passionnée par les arts textiles et plus particulièrement par la broderie.

Broche Lesage couture-et-artstextiles

Dans cet article, je parle de mon initiation à la broderie de Lunéville à l’école Lesage, où j’ai réalisé une broche. Je vous laisse découvrir mon article sur son blog

Pour faire un lien entre mon thème (à savoir l’Asie) et mon article sur Lesage, je voudrais vous faire découvrir le brodeur japonais Satoshi Sekimoto, né à Hiroshima.

En 2005 il étudie à l’école Lesage. Un an après, il collabore avec la maison de broderie pour l’édition de l’excellent livre “L’Ecole Lesage chez Vous” !

L'Ecole Lesage chez Vous

Ensuite, il démarre sa carrière dans la broderie haute couture. Récemment, en 2015, c’est la consécration : il est nommé meilleur ouvrier de France en créant une sublime veste sur le thème de l’Inde des Maharadjah.

J’ai rencontré dernièrement des Français passionnés par les arts textiles de l’Asie. Je trouve génial aussi de voir qu’un Japonais ait trouvé sa voie à travers les traditions textiles françaises. Finalement, le textile permet de tisser des liens entre les peuples et je trouve que cela donne de l’espoir ! Rien que pour cela, on devrait tous s’y mettre Sourire !

broderie chinoise contemporaine

Voici une autre information qui s’adresse à ceux qui voudraient commencer à pratiquer la broderie chinoise : j’ai mis en ligne deux vidéos (en anglais) sur You Tube pour vous aider :

l’Art de séparer les fils en broderie chinoise

Broderie Chinoise : le passé empiétant

Je ne suis pas hyper satisfaite de mes vidéos (j’ai de gros progrès à faire dans ce domaine) mais j’ai décidé de les publier quand même car je trouve qu’elles permettent de voir des gestes utiles pour débuter dans ce type de broderie.

Au niveau du blog, je dois prochainement passer en “https”, car c’est une nouvelle norme sur internet. Donc, il est possible que mon blog soit, par conséquent, en maintenance le temps que je fasse les modifications. Mais pas de panique : je reviens <3  !

A Bientôt ! 

Comment Pratiquer la Broderie Chinoise SU en France ?

 

Jacqueline Poirier portrait

Après mon initiation à la broderie Xiang, je suis allée voir Jacqueline Poirier qui m’a racontée ses aventures pour pouvoir pratiquer la broderie chinoise ! Elle pratique depuis quelques années la broderie Su qui vient de la région chinoise de Suzhou. Cette école de broderie aime particulièrement représenter le chat !

chat en broderie chinoise Su

Jacqueline pratique la broderie depuis toujours. Mais quand on a une vie de famille et professionnelle bien remplies, ce n’est pas simple de trouver un temps pour s’adonner à ses passions et souvent elles sont mises en veille… Une fois que ses enfants sont partis de la maison, elle a ressenti le besoin d’apprendre la broderie avec quelqu’un. C’est alors qu’elle prend ses premiers cours avec Pascal Jaouen.

Par hasard, à l’occasion d’une exposition, elle a découvert la broderie chinoise. L’envie de pratiquer cet art prend alors naissance en elle. Mais elle se heurte à un obstacle de taille : il n’y a pas de professeur de broderie chinoise en dehors de la Chine ! 

Par le biais d’une publicité, elle découvre que Mireille Amar donne des cours de broderie japonaise pour la première fois en France, plus exactement à Nice. Jacqueline habite à Nantes mais à côté d’un voyage au Japon, Nice c’est à côté ! Ce n’est pas de la broderie chinoise mais elle s’implique tellement dans cette activité qu’elle gravie tous les échelons et devient elle-même professeur de broderie japonaise ! 

Mais la broderie japonaise et la broderie chinoise sont vraiment très différentes. Aussi, Jacqueline garde toujours en tête son désir d’apprendre la broderie chinoise.

C’est alors que le miracle d’internet se produit Sourire ! Par le biais de You Tube, Jacqueline découvre qu’une Australienne d’origine Chinoise Margaret Lee donne des cours de broderie chinoise en Hollande. Ce n’est pas en France mais ce qui est quand plus facile que de se rendre en Chine ou en Australie, me dit-elle. Evidemment le cour est en anglais, il y a la barrière de la langue mais ce n’est qu’un détail par rapport à la motivation de Jacqueline !

Broderie chinoise avec Magaret Lee

Jacqueline apprend donc la broderie avec Margaret mais l’histoire ne s’arrête pas là ! En effet, elle décide d’organiser les stages de broderie de Margaret à Nantes. Or, elle n’avait jamais organisé de stage avec toute la logistique et le travail de communication que cela implique ! Jacqueline se trouve donc lancée dans une toute nouvelle aventure. Elle cherche également à promouvoir la broderie chinoise et japonaise en participant à des salons. Elle a commencé par essuyer des refus, où les organisateurs ne prenaient même pas la peine de lui répondre ! Mais la persévérance finit toujours par payer ! Après une phase où elle a produit beaucoup d’effort sans résultats, maintenant c’est elle qui est sollicitée pour participer aux salons.

jonque en broderie chinoise par Jacqueline Poirier

Maintenant, Jacqueline fait des merveilles en broderie chinoise comme vous pouvez le voir la photo de la broderie représentant une jonque. La photographie ne peut pas rendre, hélas, l’effet de miroitement que donnent les fils de soie.

Jacqueline a eu la gentillesse de me révéler le secret de ce tableau. Il est réalisé en utilisant trois couches de fils. Dans la première couche, elle a pris 6 brins dans son fil de soie. Dans la deuxième couche, elle n’en a pris que 4 (pour remplir les premier trous). Dans la dernière couche, elle n’a pris que 2 brins. Le point utilisé est une sorte de point de croix plus ou moins fermé et plus ou moins grand !

Il y a plusieurs choses que j’ai admiré dans l’histoire que m’a racontée Jacqueline : la force de sa passion, sa persévérance, sa générosité. J’aime sa démarche d’amélioration personnelle continue car malgré ses prouesses elle cherche toujours à apprendre et à se dépasser. C’est une véritable pionnière de la broderie chinoise en France et pour tout cela j’ai envie de lui dire un immense MERCI ! 

Si vous êtes intéressé par la broderie chinoise, je vais vous donner des informations qui pourraient vous être utiles.

Les stages de Broderie Chinoise avec Margaret Lee sont organisés à Nantes en général au printemps et en automne. Cette année 2017, ils ont lieu du 15 au 23 mai , puis du 13 au 21 novembre.

Voici le type d’ouvrage que vous pourrez y faire : de magnifiques orchidées !

Broderie chinoise SU niveau débutant

Vous pouvez vous inscrire avec Jacqueline par mail à broderlasoie44@gmail.com. Jacqueline a également son blog broderlasoie, où elle nous donne des informations très intéressantes sur la broderie SU. 

Sur le site de Margaret Lee vous pouvez acheter du matériel de qualité et adapté à la broderie chinoise, ce qui apparemment est très compliqué à trouver en France. Elle a également écrit des livres et j’ai hâte qu’ils soient à nouveau disponibles !

Je vous remercie d’avoir lu cet article et si l’avez apprécié partagez-le Sourire !

A Bientôt !

Recherches utilisées pour trouver cet article :comment faire broderie chinoise

Découverte de la Broderie Chinoise dite Xiang

 

Cette année, j’ai eu la chance de m’initier à la broderie chinoise, plus exactement la broderie Xiang de la sublime région du Hunan. Cette broderie date de plus de 2000 ans et les points retrouvés sur les broderies antiques sont les même que ceux utilisés aujourd’hui. Il existe plusieurs écoles de broderie en Chine et chacune à son thème de prédilection. Celui de la broderie Xiang est le tigre, cela n’empêche pas de retrouver toutes sortes de motifs, notamment ceux en rapport avec la nature !

Prunus sous la neige Broderie Xiang

La première fois que j’ai vu ce type de broderie j’étais sidérée ! Je pensais que c’était de la peinture. En fait, je ne suis pas loin de la vérité car il s’agit de peinture à l’aiguille, où les fils de soie remplacent la peinture. Les motifs sont très réalistes, très précis.

orchidées en broderie Xiang

Pour arriver à faire ce type de broderie il faut faire un dégradé de couleur comme en peinture. Cela à la nuance près que l’orientation du fil va faire varier la couleur. En effet, il ne faut pas oublier que les fils de soie accrochent subtilement la lumière. La broderie chinoise fait donc appel à un grand sens artistique, à la créativité et à la prise d’initiative.

broderie Xiang oiseaux détail

Le cour s’est fait avec mon agréable professeur Xig Xig, ce qui signifie étoile ! Xig Xig travaille pour Hunan Embroidery Research Institute qui est situé dans la ville de Changsha. Le cour s’est déroulé en anglais. (Et oui, je suis très motivée !…)

Xig Xig professeur de broderie chinoise

Elle a utilisé la pédagogie chinoise basée sur l’observation. L’objectif était de broder un lotus qui était déjà imprimé sur un morceau de satin.

broderie Xiang Lotus

Comme il s’agit d’une initiation le modèle proposé était un peu plus simple que celui de la photo, mais ça fait rêver de voir des ouvrages comme ça !

Le matériel :

– un cadre de broderie pour que le tissu soit bien tendu

– une aiguille de broderie extrêmement fine

– un tissu de satin ou de la soie

– des fils de soie avec des camaïeux de couleurs qui vont permettre de faire des dégradés de couleur. Il est très important de ne prendre que les fils de soie conçus pour la broderie chinoise ceux utilisés pour d’autre type de broderie ne seront pas adaptés.

Le principe : Le point utilisé pour la broderie chinoise est le passé empiétant. La clé est de combiner des points longs à des points courts et de ne pas de concentrer sur un seul point. L’idée est donc d’arriver à emboiter les points entre eux, tout en laissant un certain espace entre les points. Si jamais il y a un trou, on peut revenir dessus avec un fil plus fin.

La réalisation : Avant de commencer, il faut séparer les fils de soie en un nombre précis de brins (plus fins que des cheveux). Pour réaliser le lotus, il fallait utiliser 4 brins ce qui, mine de rien, constitue un immense chalenge ! Pour ma part, j’ai réussi à prendre 8 brins, de ce fait le résultat est moins élégant que prévu … 

On débute la broderie sans faire de nœud, pour fixer le fil on fait plusieurs petits points sur place.

Au moment de la réalisation il faut être parfaitement calme, autrement les fils se vengent (ils s’emmêlent, se vrillent, se cassent …). C’est une véritable école du zen de pratiquer la broderie chinoise ! Rapidement, on atteint une grande sérénité (en même temps on n’a pas trop le choix Sourire) !

mon ouvrage de broderie chinoise

Ci-dessus vous pouvez voir où j’en suis actuellement dans mon ouvrage. J’essaie de le continuer dès que je prends le train, quand celui-ci ne bouge pas trop…

Pour ma part, la broderie chinoise est mon gros coup de cœur de l’année ! Le hasard fait bien les choses car lors de cet atelier j’étais assise à côté de Jacqueline Poirier qui pratique depuis quelques années la broderie Su (qui vient de la région de Suzhou en Chine) et qui voulait découvrir une autre école.

Dans un prochain article, je vous raconterais la véritable aventure qu’elle a vécue et continue à vivre pour pouvoir apprendre la broderie chinoise et la promouvoir ! ….

A bientôt !

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NEELAM en vidéo

Bonjour, cher Passioné(e) du fil Sourire !

Après une petite semaine où je n’ai pas donné de signe de vie je reviens pour vous donner le lien vers ma nouvelle vidéo où Damien le cofondateur de Neelam nous fait le plaisir de présenter son entreprise avec toute la démarche éthique et écologique qu’il y a derrière.

Ca fait juste plaisir de voir ce beau couple réussir à vivre en accord avec leurs passions (à savoir les voyages et le textile) et leurs valeurs.

Je ne peux que leur souhaiter beaucoup de succès ! 

La prochaine fois nous ferons cap vers la Chine, je ne vous en dis pas plus ….

NEELAM entreprise textile tournée vers l’Inde

Aujourd’hui je fais cap vers l’Asie et j’ai le cœur partagé. J’éprouve entre une certaine frustration de quitter le continent américain car comme d’habitude il y a tellement de choses à dire que c’est impossible de faire le tour de la question en trois mois. En même temps, je ressens un immense enthousiasme à l’idée d’aborder l’Asie Sourire, car c’est un continent aux traditions millénaires et extrêmement riche culturellement !

Je vais commencer ce périple par l’Inde. Le hasard m’a fait croiser la route d’un jeune couple inspirant Damien et Emilie qui ont créé une entreprise textile Neelam, ce qui signifie indigo en sanskrit. Ils sont tous les deux passionnés de voyage et le fait de créer leur entreprise leur permet d’associer cette passion aux compétences d’Emilie qui est styliste de formation.

Cette jeune entreprise propose des articles de loisirs créatifs provenant de l’Inde.

Ce qui m’a particulièrement plu ce sont les tissus imprimés au tampon. Les artisans indiens (originaires principalement de la communauté Khatri) utilisent des méthodes ancestrales basées sur la combinaison de tampons en bois sculpté (les “buntas”) de différentes tailles et formes.

Tissu Indien Neemla

Les artisans utilisent deux méthodes d’impression au tampon :

L’impression directe où le tampon est trempé dans la teinture puis appliqué sur directement sur le tissu.

L’impression indirecte où le tampon est mis dans une pate de réserve (en général à base de noyaux de tamariniers et de chaux). Après l’application du tampon, le tissu est teint. Puis on enlève la pate de réserve et cela permet de retrouver la couleur naturelle du tissus qui garde la trace du tampon. Cette technique ne fait pas de craquelure, contrairement au batik (qui utilise de la cire pour faire la réserve).

Les pigments sont naturels : indigo, garance, curcuma …

Tissu indien Neemla 2

 

Comme le travail est fait à la main, le processus est assez lent. Ce sont vraiment des tissus précieux !

Neelam propose également des tampons de plus petite taille ce qui permet de faire soi-même ses propres impressions textiles sur de petites surfaces.

Tampon pour impression textile

Je me suis laissée tentée par trois tampons : une forme cachemire très typique de l’Inde, un OM et un lotus (c’est vrai que l’Inde, terre très spirituelle, est le berceau du bouddhisme). Pour que l’impression marche il faut que la teinture soit suffisamment épaisse. Si la texture ressemble à celle de l’encre de chine cela ne marchera pas. Je vous tiens au courant de mes essais dès que j’aurais testé bien-sûr Sourire !  

J’ai été très séduite également par les broderies indiennes traditionnelles : chaque région a ses traditions !

Broderie indienne Rabari

Broderie Rabari

Broderie indienne Neran

Broderie Neran

Broderie indienne Jat

Broderie Jat

Ce qui est très typique de la broderie indienne c’est l’insertion de petits miroirs au sein des broderies. Pour les faire tenir sur le tissu, Emilie m’a expliqué qu’il fallait faire un point feston atour du miroir. Bonne nouvelle, ils vendent les petits miroirs sur leur site ! Pour l’instant j’ai trop d’ouvrages en cour pour me lancer dans la broderie indienne mais c’est une expérience qui me tente bien en tout cas ! …  

Ce qui me touche plus particulièrement dans cette entreprise ce sont ses valeurs éthiques. En effet, la vente des broderies aide les brodeuses à améliorer leur indépendance sociale et économique. De plus, Neelam a un partenariat avec l’association Manav Sadhna (située dans l’ashram de Gandhi) qui a pour objectif d’améliorer les conditions de vie des enfants des bidonvilles.

La prochaine fois, je laisserai la parole à Damien qui m’a eu la gentillesse de se laisser filmer pour parler de son entreprise.

En attendant, si cet article vous inspire, partagez-le avec vos amis Sourire !

A bientôt !

Initiation à la broderie Maya avec Sylvie Breton

 

Aujourd’hui j’ai envie de couleur, alors j’ai décidé de m’évader au Guatemala et de vous parler de la broderie Maya.

Ce type de broderie orne les huipils, blouses traditionnelles, que portent les femmes mayas.

 Broderie maya sur un Huipil

J’ai été initiée à cette technique par Sylvie Breton (dont je vous ai déjà parlé dans l’article sur le projet patch) qui entretient des relations profondes avec ce pays depuis de nombreuses années. L’ambiance de l’atelier était vraiment sympathique, il y régnait une atmosphère familiale. Mes voisines, qui brodaient à côté de moi, me parlaient de leur expérience en tant que bénévoles lors d’un projet humanitaire au Guatémala, après la guerre. Elles me disaient qu’elles ne savaient pas si elles avaient pu apporter une aide efficace à l’époque mais en tout cas cette expérience les avaient transformées. Au fil de leurs paroles, j’éprouvais une immense sympathie pour le peuple Maya qui a dû faire face à tant d’épreuves et qui a toujours su résister et préserver leur identité.

L’objectif de cet atelier est de réaliser un cadre avec du tissu typique de la région sur lequel on brode des fleurs au point de poste.

atelier de broderie Maya avec Sylvie Breton

Le matériel :

– du tissu

– du fil coton mouliné

– un aiguille suffisamment longue avec un large chas.

Le point de poste est très technique et m’a donné du fil à retordre… J’ai eu beaucoup de ratés avant de comprendre comment il fallait s’y prendre…

Pour faciliter sa réalisation, on peut décomposer le point de poste en plusieurs étapes.

Etape 1

 point de poste etape 1

On commence par faire un nœud sur le fil, on pique dans le tissu sur l’envers et on fait ressortir complètement le fil et l’aiguille.

Etape 2 

point de poste étape 2

On pique l’aiguille dans le tissu, en sens inverse, de sorte que sa pointe arrive à l’endroit d’où sort le fil. On avance l’aiguille et on l’arrête avant que le chas ne traverse le tissu. La taille du point correspond à celle du tissu au-dessus de l’aiguille.

Etape 3

point de poste étape 3

On enroule le fil autour de l’aiguille et on le tasse.

Etape 4

point de poste étape 4

On fait passer l’aiguille à travers le fil enroulé.

Etape 5

point de poste étape 5

On pique l’aiguille dans le tissu. On peut réaliser un autre point ou bien l’arrêter en faisant un nœud à l’arrière du tissu.

broderie Maya fleurs au point de poste

Avec le point de poste, on obtient une broderie en relief, dont l’aspect va dépendre du nombre de brins pris et du nombre de tours du fil autour de l’aiguille. Les points peuvent être combinés de différentes façons pour réaliser des motifs différents. 

Voilà le cadre en tissu que j’ai obtenu, parfait pour mettre en valeur une petite aquarelle que j’ai récupérée. C’est la première fois que je réalisais le point de poste, donc les points ne sont pas parfaitement maitrisés. Mais je trouve que ça donne un coté tropical à mes fleurs, c’est pourquoi je les ai laissées comme cela. En effet, la bonne nouvelle avec le point de poste, c’est que quand on n’est pas satisfait du résultat on peut facilement défaire le point et le recommencer (à condition que le tissu ne soit pas trop fragile).

cadre textile brodé 

J’ai trouvé également une petite vidéo You Tube qui explique bien comment réaliser le point de poste. Cette vidéo m’a permis de me rafraichir la mémoire, car j’ai repris ce petit ouvrage longtemps après avoir pris le cours de broderie avec Sylvie et j’avais donc oublié une grosse partie de l’information. Cette expérience me sert également de leçon : quand on apprend quelque chose il faut tout de suite le mettre en application et répéter le geste jusqu’à ce que le cerveau l’intègre. Le fait de faire plusieurs fleurs est un bon exercice : pour la première c’est la galère et la sixième se fait presque sans réfléchir. Après, ça donne envie d’essayer d’autres motifs !  

J’espère que cet article vous a donné envie d’activer vos doigts et de vous mettre à broderie Maya, si c’est le cas lancez-vous et partagez cet article avec vos amis Sourire, car broder en groupe c’est encore plus marrant !

A Bientôt !  

Mes premiers pas en Art textile avec Ina Georgeta Statescu

 

résultat cour art textile d'Ina Statescu

Mon premier tableau d’art textile réalisé lors d’un cour avec Ina Statescu

Dernièrement, je vous avais dit que je ne voulais pas “quitter” l’Europe avant de vous parler de certains créateurs qui m’ont beaucoup impactée. Ina Georgeta Statescu fait partie de ces personnes qui ont probablement changé ma vie, ça a l’air exagéré comme propos, pourtant c’est vrai ! La découverte de son travail ont fait qu’après je n’étais plus la même personne ! Déjà l’émerveillement que me procure ses tableaux textiles m’a permis de prendre conscience qu’il était possible de faire des choses extraordinaires avec du simple tissu. Derrière l’artiste, il y aussi la femme de cœur. Il se dégage d’Ina beaucoup de douceur, de chaleur et de générosité. Elle m’a mise en confiance et m’a donné envie de m’y mettre… Avant j’osais à peine toucher à une aiguille et si je le faisais c’était dans un but purement utilitaire.

Tableau textile réalisé lors d'un cour avec Ina Statescu (détail)

En quelques mots, je vous parle un peu d’elle. Ina est née en Roumanie, pays aux grands traditions de broderie, et c’est à Bucarest qu’elle a étudié l’art textile orienté vers la mode. Puis elle est venue vivre en France et a notamment collaboré avec la Maison Azzaro. Je trouve touchant qu’elle cite un dicton de son pays lorsqu’elle parle de son expatriation : “Le premier amour, on ne l’oublie jamais; le deuxième est toujours plus fort que le premier.” Quel honneur pour la France, en tout cas ! En réalité, il y a quelque chose d’universel dans le travail d’Ina, d’ailleurs lors d’une exposition dans les salons de l’UNESCO à Paris les visiteurs étrangers (venant d’Inde, de Turquie, du Japon, de Grèce …) croyaient reconnaitre une vision moderne de la broderie traditionnelle de leur pays.

J’ai donc pris un cour avec elle et c’est là que j’ai réalisé le tableau textile dont vous pouvez voir les photos dans cet article. Le principe technique est simple : il s’agit de superposer différentes couches de tissus, puis de décorer avec de la broderie machine ou main. Sur une base en coton, j’ai mis un morceau de brocard brillant et recouvert le tout d’organza.J’ai assemblé le tout à la machine à coudre (avec des points avant). Ensuite, j’ai appliqué de la dentelle et réalisé de la broderie figurant des branchages avec la machine à coudre. La dernière partie laisse véritablement place à la créativité car chacun décore en fonction de sa fantaisie et je me suis bien lâchée ! J’ai utilisé des fleurs artificielles, de la dentelle vintage, des perles de toutes sortes … J’ai feutré un bout de dentelle avec de la laine cardée et j’ai fait de la broderie ruban de façon pas du tout conventionnelle car je voulais un maximum de volume ! Au final, j’ai peut-être un poil exagéré… J’aurais voulu faire quelque chose de plus épuré. Mais souvent prise dans mon élan j’ai du mal à m’arrêter, je rencontre la même difficulté quand je peins.      

résultat cour art textile d'Ina Statescu détail

La bonne nouvelle c’est qu’Ina donne à nouveau des cours lors du salon de l’Aiguille en Fête qui aura lieu en février 2017. Comme vous pouvez l’imaginer, j’ai déjà pris mon billet et j’ai hâte de réaliser un jardin brodé avec elle !

Si vous voulez voir les créations d’Ina je vous invite à aller sur son site, pour le plus grand plaisir de vos yeux !

Très inspirée par ces fleurs, je montrais la prochaine fois comme faire un collier qui semble s’être échappé d’un jardin d’hiver…

En attendant, si vous avez aimé cet article, partagez-le avec vos amis !

A bientôt !

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Le Principe de la Dentelle de Venise

 

Pour réaliser la dentelle de Venise à l’aiguille, le matériel est simple.

Tout d’abord, Il faut du fil. De nos jours il s’agit de fil de coton de différentes épaisseurs. Autrefois les dentellières utilisaient des fils de lin très fins, des fils de soie, d’or et d’argent. En réalité tous les fils sont possibles : tout dépend de ce que vous souhaitez faire.

– Une aiguille ordinaire de couture (de taille adaptée au fil utilisé) est suffisante réaliser ce type de broderie.

– Puis il faut un support car les points sont faits “en l’air” et ne sont pas insérés dans un tissu contrairement à la broderie. Traditionnellement les dentellières réalisent leur ouvrage sur trois couches de papier et deux couches de tissu reposant sur un petit coussin cylindrique.Une technique plus contemporaine est d’utiliser comme support un petit carton recouvert d’un morceau de plastique (comme pour recouvrir les livres à l’école).

Dans le musée de la dentelle à Burano, on explique en pas à pas le principe pour réaliser une broche en dentelle de Venise. Les photos ont été prises dans le musée et le modèle de broche a été réalisé par des dentellières du musée.

Etape 1 : Réalisation du Dessin 

Broche en dentelle de Venise 1

La première étape consiste à réaliser un dessin sur le papier. Tout est possible, donc vous pouvez laisser place à votre créativité ! 

Etape 2 : Réaliser “la Trace”

broche dentelle de Venise 2

Lors de la deuxième étape, il faut faire un point avant à la machine à coudre le long des lignes du dessin qui correspondent à la structure de la broche. Cette structure s’appelle “la trace”. 

Etape 3 : Réalisation de la Guipure

Dentelle de Venise guipure

Dans la dentelle traditionnelle, le travail commence par la réalisation d’une guipure qui forme comme une résille. Cette guipure est faite grâce aux points “sacola” qui sont à la base de la dentelle de Venise. Ce point particulier a pour origine le point de feston avec la particularité de faire un petit nœud supplémentaire en s’enroulant autour de l’aiguille. En fonction de l’organisation de ces points on obtient différents rendus : sacola clair, point greco, point crème …

 

Dentelle de Venise Point de Burano

Le point de Burano est un point caractéristique de ce type de dentelle : il correspond à un réseau régulier de mailles rectangulaires. Sur la photo, il se trouve au centre de la broche.

Etape 4 : Réalisation des Points de Venise 

Broche dentelle de Venise 7

Lors de cette étape, les dentellières ont réalisé les points de Venise. Il s’agit d’un réseau de brides ornées. Les brides sont réalisées au point de surjet sur deux fils lancés ou au point de feston sur trois fils lancés. Les points de Venise à proprement parler se trouvent à l’intersection de ces brides. Ce qui donne l’illusion d’avoir un coté floconneux ce sont les petits picots qui sont très caractéristiques de la dentelle de Venise.

C’est à ce moment qu’une petite armature de métal a été intégrée dans la partie externe de la broche.

Etape 5 : Etape Finale

dentelle de venise broche finale

La dernière étape consiste à libérer la dentelle de son support. Pour cela, les dentellières utilisent un cutter. C’est une étape délicate car il faut couper la trace sans toucher à la dentelle. Ensuite elles utilisent une pince à épiler pour enlever les fils qui dépassent à l’arrière de la dentelle. 

Voici donc de façon synthétique les principales étapes pour réaliser la magnifique dentelle de Venise !

Si vous voulez aller plus loin dans la découverte de la dentelle de Venise je vous recommande le livre “La Dentelle de Venise Contemporaine” écrite par Myriam Benamor. Notamment, vous y trouverez de nombreux indications techniques et des tutoriaux pour réaliser des bijoux avec cette fantastique technique.

Je vous invite à partager cet article avec vos amis car plus il y aura de gens qui s’intéresseront à ce merveilleux artisanat, plus il aura de chance de continuer à se perpétuer. 

A bientôt !