Mon premier article invité

 

Bonjour, Cher Passionné du Fil !

Cette semaine, et c’est une première pour moi, j’ai écrit un article sur le blog Patience et Petits Points. Il s’agit du blog de Marie, une bloggeuse passionnée par les arts textiles et plus particulièrement par la broderie.

Broche Lesage couture-et-artstextiles

Dans cet article, je parle de mon initiation à la broderie de Lunéville à l’école Lesage, où j’ai réalisé une broche. Je vous laisse découvrir mon article sur son blog

Pour faire un lien entre mon thème (à savoir l’Asie) et mon article sur Lesage, je voudrais vous faire découvrir le brodeur japonais Satoshi Sekimoto, né à Hiroshima.

En 2005 il étudie à l’école Lesage. Un an après, il collabore avec la maison de broderie pour l’édition de l’excellent livre “L’Ecole Lesage chez Vous” !

L'Ecole Lesage chez Vous

Ensuite, il démarre sa carrière dans la broderie haute couture. Récemment, en 2015, c’est la consécration : il est nommé meilleur ouvrier de France en créant une sublime veste sur le thème de l’Inde des Maharadjah.

J’ai rencontré dernièrement des Français passionnés par les arts textiles de l’Asie. Je trouve génial aussi de voir qu’un Japonais ait trouvé sa voie à travers les traditions textiles françaises. Finalement, le textile permet de tisser des liens entre les peuples et je trouve que cela donne de l’espoir ! Rien que pour cela, on devrait tous s’y mettre Sourire !

broderie chinoise contemporaine

Voici une autre information qui s’adresse à ceux qui voudraient commencer à pratiquer la broderie chinoise : j’ai mis en ligne deux vidéos (en anglais) sur You Tube pour vous aider :

l’Art de séparer les fils en broderie chinoise

Broderie Chinoise : le passé empiétant

Je ne suis pas hyper satisfaite de mes vidéos (j’ai de gros progrès à faire dans ce domaine) mais j’ai décidé de les publier quand même car je trouve qu’elles permettent de voir des gestes utiles pour débuter dans ce type de broderie.

Au niveau du blog, je dois prochainement passer en “https”, car c’est une nouvelle norme sur internet. Donc, il est possible que mon blog soit, par conséquent, en maintenance le temps que je fasse les modifications. Mais pas de panique : je reviens <3  !

A Bientôt ! 

NEELAM entreprise textile tournée vers l’Inde

Aujourd’hui je fais cap vers l’Asie et j’ai le cœur partagé. J’éprouve entre une certaine frustration de quitter le continent américain car comme d’habitude il y a tellement de choses à dire que c’est impossible de faire le tour de la question en trois mois. En même temps, je ressens un immense enthousiasme à l’idée d’aborder l’Asie Sourire, car c’est un continent aux traditions millénaires et extrêmement riche culturellement !

Je vais commencer ce périple par l’Inde. Le hasard m’a fait croiser la route d’un jeune couple inspirant Damien et Emilie qui ont créé une entreprise textile Neelam, ce qui signifie indigo en sanskrit. Ils sont tous les deux passionnés de voyage et le fait de créer leur entreprise leur permet d’associer cette passion aux compétences d’Emilie qui est styliste de formation.

Cette jeune entreprise propose des articles de loisirs créatifs provenant de l’Inde.

Ce qui m’a particulièrement plu ce sont les tissus imprimés au tampon. Les artisans indiens (originaires principalement de la communauté Khatri) utilisent des méthodes ancestrales basées sur la combinaison de tampons en bois sculpté (les “buntas”) de différentes tailles et formes.

Tissu Indien Neemla

Les artisans utilisent deux méthodes d’impression au tampon :

L’impression directe où le tampon est trempé dans la teinture puis appliqué sur directement sur le tissu.

L’impression indirecte où le tampon est mis dans une pate de réserve (en général à base de noyaux de tamariniers et de chaux). Après l’application du tampon, le tissu est teint. Puis on enlève la pate de réserve et cela permet de retrouver la couleur naturelle du tissus qui garde la trace du tampon. Cette technique ne fait pas de craquelure, contrairement au batik (qui utilise de la cire pour faire la réserve).

Les pigments sont naturels : indigo, garance, curcuma …

Tissu indien Neemla 2

 

Comme le travail est fait à la main, le processus est assez lent. Ce sont vraiment des tissus précieux !

Neelam propose également des tampons de plus petite taille ce qui permet de faire soi-même ses propres impressions textiles sur de petites surfaces.

Tampon pour impression textile

Je me suis laissée tentée par trois tampons : une forme cachemire très typique de l’Inde, un OM et un lotus (c’est vrai que l’Inde, terre très spirituelle, est le berceau du bouddhisme). Pour que l’impression marche il faut que la teinture soit suffisamment épaisse. Si la texture ressemble à celle de l’encre de chine cela ne marchera pas. Je vous tiens au courant de mes essais dès que j’aurais testé bien-sûr Sourire !  

J’ai été très séduite également par les broderies indiennes traditionnelles : chaque région a ses traditions !

Broderie indienne Rabari

Broderie Rabari

Broderie indienne Neran

Broderie Neran

Broderie indienne Jat

Broderie Jat

Ce qui est très typique de la broderie indienne c’est l’insertion de petits miroirs au sein des broderies. Pour les faire tenir sur le tissu, Emilie m’a expliqué qu’il fallait faire un point feston atour du miroir. Bonne nouvelle, ils vendent les petits miroirs sur leur site ! Pour l’instant j’ai trop d’ouvrages en cour pour me lancer dans la broderie indienne mais c’est une expérience qui me tente bien en tout cas ! …  

Ce qui me touche plus particulièrement dans cette entreprise ce sont ses valeurs éthiques. En effet, la vente des broderies aide les brodeuses à améliorer leur indépendance sociale et économique. De plus, Neelam a un partenariat avec l’association Manav Sadhna (située dans l’ashram de Gandhi) qui a pour objectif d’améliorer les conditions de vie des enfants des bidonvilles.

La prochaine fois, je laisserai la parole à Damien qui m’a eu la gentillesse de se laisser filmer pour parler de son entreprise.

En attendant, si cet article vous inspire, partagez-le avec vos amis Sourire !

A bientôt !

Le Principe de la Dentelle de Venise

 

Pour réaliser la dentelle de Venise à l’aiguille, le matériel est simple.

Tout d’abord, Il faut du fil. De nos jours il s’agit de fil de coton de différentes épaisseurs. Autrefois les dentellières utilisaient des fils de lin très fins, des fils de soie, d’or et d’argent. En réalité tous les fils sont possibles : tout dépend de ce que vous souhaitez faire.

– Une aiguille ordinaire de couture (de taille adaptée au fil utilisé) est suffisante réaliser ce type de broderie.

– Puis il faut un support car les points sont faits “en l’air” et ne sont pas insérés dans un tissu contrairement à la broderie. Traditionnellement les dentellières réalisent leur ouvrage sur trois couches de papier et deux couches de tissu reposant sur un petit coussin cylindrique.Une technique plus contemporaine est d’utiliser comme support un petit carton recouvert d’un morceau de plastique (comme pour recouvrir les livres à l’école).

Dans le musée de la dentelle à Burano, on explique en pas à pas le principe pour réaliser une broche en dentelle de Venise. Les photos ont été prises dans le musée et le modèle de broche a été réalisé par des dentellières du musée.

Etape 1 : Réalisation du Dessin 

Broche en dentelle de Venise 1

La première étape consiste à réaliser un dessin sur le papier. Tout est possible, donc vous pouvez laisser place à votre créativité ! 

Etape 2 : Réaliser “la Trace”

broche dentelle de Venise 2

Lors de la deuxième étape, il faut faire un point avant à la machine à coudre le long des lignes du dessin qui correspondent à la structure de la broche. Cette structure s’appelle “la trace”. 

Etape 3 : Réalisation de la Guipure

Dentelle de Venise guipure

Dans la dentelle traditionnelle, le travail commence par la réalisation d’une guipure qui forme comme une résille. Cette guipure est faite grâce aux points “sacola” qui sont à la base de la dentelle de Venise. Ce point particulier a pour origine le point de feston avec la particularité de faire un petit nœud supplémentaire en s’enroulant autour de l’aiguille. En fonction de l’organisation de ces points on obtient différents rendus : sacola clair, point greco, point crème …

 

Dentelle de Venise Point de Burano

Le point de Burano est un point caractéristique de ce type de dentelle : il correspond à un réseau régulier de mailles rectangulaires. Sur la photo, il se trouve au centre de la broche.

Etape 4 : Réalisation des Points de Venise 

Broche dentelle de Venise 7

Lors de cette étape, les dentellières ont réalisé les points de Venise. Il s’agit d’un réseau de brides ornées. Les brides sont réalisées au point de surjet sur deux fils lancés ou au point de feston sur trois fils lancés. Les points de Venise à proprement parler se trouvent à l’intersection de ces brides. Ce qui donne l’illusion d’avoir un coté floconneux ce sont les petits picots qui sont très caractéristiques de la dentelle de Venise.

C’est à ce moment qu’une petite armature de métal a été intégrée dans la partie externe de la broche.

Etape 5 : Etape Finale

dentelle de venise broche finale

La dernière étape consiste à libérer la dentelle de son support. Pour cela, les dentellières utilisent un cutter. C’est une étape délicate car il faut couper la trace sans toucher à la dentelle. Ensuite elles utilisent une pince à épiler pour enlever les fils qui dépassent à l’arrière de la dentelle. 

Voici donc de façon synthétique les principales étapes pour réaliser la magnifique dentelle de Venise !

Si vous voulez aller plus loin dans la découverte de la dentelle de Venise je vous recommande le livre “La Dentelle de Venise Contemporaine” écrite par Myriam Benamor. Notamment, vous y trouverez de nombreux indications techniques et des tutoriaux pour réaliser des bijoux avec cette fantastique technique.

Je vous invite à partager cet article avec vos amis car plus il y aura de gens qui s’intéresseront à ce merveilleux artisanat, plus il aura de chance de continuer à se perpétuer. 

A bientôt !

La Dentelle de Venise

Burano

Je vous ai beaucoup parlé de l’Italie dernièrement, car il y a peu de temps je suis allée à Venise et forcément j’ai été séduite par ce magnifique pays et éblouie par cette ville si atypique. En plus d’avoir la chance d’être dans un endroit magnifique, j’ai découvert un véritable joyau textile : la dentelle de Venise. Plus précisément, cette dentelle est réalisée à Burano, une petite ile aux maisons multicolores qui se trouve à environ 50 minutes du centre de Venise en vaporetto.

  Dentelle de Venise  à Burano

Décorations de Noël en dentelle de Burano

Cette dentelle est réalisée à l’aiguille et permet de réaliser des dessins complexes et d’avoir une texture relativement rigide ce qui fait que l’on peut en faire des bijoux, des broches, des décorations de Noël comme dans la photo ci-dessus…. J’ai vu également de petits tableaux religieux en dentelle de Venise dans les églises. Pour accentuer cette rigidité, il est possible d’insérer dans la dentelle une sorte d’armature en fil de fer.

Musée de la dentelle

Musée de la Dentelle, Burano

A Burano, le Musée de la dentelle retrace l’histoire de cette somptueuse dentelle. Cette technique est née en Italie vers le XVIème siècle. Cet art était pratiqué à l’origine par des Vénitiennes aisées qui s’inspiraient des merveilleux décors où elles vivaient, c’est pourquoi on retrouve des motifs gothiques fleuris dans ce type de dentelle.

Point de Venise 17ème siècle

Dentelle de Venise du XVIIème siècle : Point de Venise 

Puis, cette dentelle très réputée fut fabriquée dans des couvents et ateliers pour embellir les vêtements des personnes fortunées de l’époque.

Dentelle de Venise   Gros Grain de Venise

Dentelle de Venise : Gros point de Venise

Le roi de France faisait venir cette dentelle d’Italie. Puis Colbert, pour faire des économies, fit venir des dentellières vénitiennes en Normandie pour qu’elles transmettent leur savoir, ce qui donna naissance par la suite au Point d’Alençon.

Dentelle de Venise  point de Rose ou rosaline

Dentelle de Venise : Point de Rose

En réponse au Point d’Alençon qui donne une dentelle très fine et délicate, les dentellières vénitiennes inventèrent le “Point de Rose” (Punto Rosa) qui miniaturise les motifs et superpose plusieurs strates, rendant leur travail encore plus complexe. Ce point se répand à partir de 1680. Le point de Neige est encore plus exubérant. 

Dentelle de Venise  point de neige

Dentelle de Venise : Point de Neige

La dentelle de Venise a failli disparaitre au début du XXème siècle au moment où il ne restait plus qu’une dentellière âgée. Heureusement que l’administration italienne fit en sorte que ce savoir soit transmis à des jeunes filles qui pérennisèrent cet art.

Au fond d’une boutique, j’ai eu la chance de voir au travail Bruna, une dentellière expérimentée. Ses doigts experts réalisent des ouvrages blancs dans la pure tradition vénitienne.

Bruna Dentellière à Burano

Bruna, dentellière à Burano

A l’heure actuelle, il existe aussi un courant de dentelle de Venise contemporaine qui utilise de la couleur et explore de nouvelles formes et de nouveaux matériaux.

Dentelle de Venise contemporaine

Dentelle de Venise contemporaine réalisée par Diana Dussi

uovo dentelle venise contemporaine

“Uovo” Dentelle de Venise contemporaine réalisée par Martina Barzan

La prochaine fois, je vous parlerais plus de l’aspect technique de la dentelle de Venise afin que vous ayez quelques éléments de base pour pouvoir vous y mettre. Si cet article vous a plu, je vous invite à le partager avec vos amis !

A bientôt !

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