Comment pratiquer le Shibori ?

 

Dans mon précédent article, je vous ai expliqué ce qu’était le Shibori. Maintenant, voyons comment le pratiquer soi-même, grâce à Magali Bontoux, spécialiste des teintures végétales, qui m’a enseigné quelques techniques.

Bien sûr, il ne sera pas possible d’aborder la cinquantaine de techniques de Shibori ! Mais cela vous donnera quelques pistes pour décorer vos tissus grâce à la teinture. 

LE MATERIEL

La teinture

Pour pouvoir teindre vos tissus, il faut tout d’abord une cuve de teinture. Le pigment phare du Shibori est l’indigo ! Mais d’autres couleurs sont possibles. Si vous êtes un puriste et que avez du temps devant vous, vous pouvez faire votre propre cuve d’indigo naturelle, pour vous aider, je vous renvoie à mon article Comment faire un bain de teinture d’indigo naturel.

Autrement, vous avez d’autres possibilités comme par exemple les teintures en machine prête à l’emploi ou les teintures au procion (c’est une teinture à faire soi-même à partir de pigments en poudre, ça demande du temps aussi mais c’est un peu moins long que les cuves naturelles). 

Les outils pour réaliser les dessins sont multiples :

Shibori matériel

des formes en bois  : Vous pouvez détourner celles destinées au scrapbooking. Pour créer un style japonais, vous choisirez des éléments qui rappellent leurs dessins traditionnels comme par exemple des papillons de forme épurée… 

des grosses pinces

de la ficelle

des élastiques

des morceaux de tube de PVC

des pinces à linges en bois

 

QUELQUES TECHNIQUES DE SHIBORI

Une fois que la cuve de teinture est prête, il est temps de préparer les tissus grâce aux techniques de Shibori.

La première chose à faire est de mouiller le tissu à teindre avec de l’eau claire. Ensuite, plusieurs techniques sont possibles en fonction de ce que l’on souhaite faire. 

Pour créer des effets de vagues :

On roule le tissu mouillé autour du tube de PVC. On entoure l’ensemble avec des élastiques, ce qui permet de maintenir le tissu sur le tube. Puis on fait glisser le tissu sur le tube (de l’extérieur vers l’intérieur) de façon à créer des plis. Au moment de la teinture, les élastiques et les plis protègeront certaines zones du tissu qui garderont leur couleur initiale. A la fin du processus de teinture, des motifs en forme de vagues apparaitront.

Faire du shibori avec un tube de PVC

 

Pour créer des dessins symétriques :

On plie le tissu de façon symétrique. Une fois qu’il est plié, on applique des pièces en bois de différentes formes (papillons, fleurs ect…). On maintient fermement les formes en bois grâce à de grosses pinces. Cela va empêcher la teinture d’atteindre le tissu en dessous du bois et après la teinture le dessin va apparaitre, en négatif.

Les pinces à linge en bois vont non seulement maintenir les plis mais en plus créer des motifs à l’endroit où ils sont en contact avec le tissu. Il est important de prendre du bois car le bois absorbe la teinture, ce qui n’est pas le cas du plastique.  

Shibori préparation

 

Pour créer des dessins en forme de toile d’araignée :

On coiffe une tige en bois (de type pique à brochette en bois) d’un petit carré de tissu, en faisant correspondre la pointe de la tige au milieu du carré. On enroule la tige avec le tissu en le tordant bien et on enlève cette tige. En maintenant la tension du tissu, on l’enroule avec de la ficelle en commençant par la pointe. Il s’agit de la technique du Kumo Shibori typique d’Arimatsu où l’on crée un dessin régulier en forme de toile d’araignée (kumo signifiant toile d’araignée en japonais) qui se révèle après la teinture. 

Les étapes finales :

Une fois que le tissu a été préparé par la technique de votre choix, on le met dans la cuve de teinture ou à la machine à laver en fonction de la méthode de teinture choisie. Je déconseillerais la teinture à la machine avec les formes en bois, par contre.

Une fois que la teinture est faite et fixée, on le remet le tissu à plat. On le rince à l’eau claire et on le laisse sécher. Ce qui est génial c’est le résultat sera toujours unique et plein de surprises …

tissu teint avec la technique du Shibori

 

Pour conclure …

Je trouve génial de pouvoir rendre unique le plus humble morceau de tissu. Dommage que je manque de temps actuellement car j’ai très envie de faire toute sortes d’expérimentations avec la teinture.

Je voudrais adresser un immense MERCI à Magali Bontoux pour tout ce qu’elle m’a appris, pour sa gentillesse et sa générosité Sourire ! Si cela vous intéresse, elle réalise des stages et des ateliers de teinture végétales. Elle vend également ses tissus teints à la main. Vous pouvez retrouver toutes les informations sur son site www.lherbieracouleur.com.

De notre côté, on se dit à bientôt !

Le Shibori : de la teinture à la sculpture

 

Teindre le tissu en faisant des réserves est une pratique très ancienne qui existe sur l’ensemble du globe. Les techniques varient en fonction de l’environnement et des sociétés (avec quand même des similitudes) et portent différents noms : Tye and Dye en Europe, Banda en Afrique …

Au Japon, la technique de teinture à réserve s’appelle le Shibori. Les villes nipponnes associées au Shibori sont : Arimatsu, où traditionnellement on travaille le coton et le lin et Kyoto, célèbre pour ses somptueuses soies teintes. Ces étoffes étaient utilisées pour confectionner les kimonos et les habits des samouraïs.

Shibori kimono

Kimono teint au Shibori à Arimatsu (photo de Bong Grit)

Le principe du Shibori

Le mot Shibori vient du verbe japonais Shiboru qui signifie “réduire le volume au maximum, tordre, serrer, presser …”

L’objectif du Shibori est de préserver certaines zones du tissu afin qu’elles ne soient pas touchées par la teinture et gardent leur couleur originelle. Pour cela, il existe environ une cinquantaine de techniques qui consistent : à nouer le tissu avec du fil, à faire des boucles, des ligatures, des coutures, des drapés, à le presser contre des morceaux de bois …

Ce qui me fascine dans la Shibori c’est la possibilité de faire des dessins très précis (comme sur la photo du noren en dessous) d’ailleurs l’objectif est de donner l’impression que le tissu a été peint à la main et non pas teint.

Shibori Arimatsu

Noren teint avec la technique du Shibori à Arimatsu (photo de Bong Grit)

Le Shibori : un art en voie de disparition ?

Artisan pratiquant le shibori

Artisan Japonais à Arimatsu (photo de Naukhel)

Hélas, ces techniques ont tendance à disparaitre avec les artisans, qui sont maintenant pour la plupart âgés. En effet, les Japonais portent de moins en moins de kimonos et par conséquent les fabricants d’étoffes traditionnelles ont peu de débouchés économiques.

Comment faire pour que cet art ancestral ne se perde pas ? A cette question, plusieurs réponses émergent : l’art, la mode, le DIY…

En effet, quelques artistes ont décidé de se battre pour promouvoir ces techniques pour éviter qu’elles ne disparaissent. Dans cet objectif, ils ont créé en 1992 le Symposium international de Shibori ce qui donne lieu à des expositions textiles internationales et crée une émulation autour de cette technique.

Le grand styliste japonais Yohji Yamamoto a rendu hommage à cette technique dans les magnifiques collections automne hiver 1994-1995 et printemps été 1995.

Nous aussi, si nous le voulons, nous pouvons contribuer à sauvegarder de l’art de Shibori ! Pour cela c’est très simple : en l’apprenant et en le pratiquant Sourire !

 Une autre façon de pratiquer le Shibori …

J’ai été très surprise de voir que le Shibori pouvait être détourné de sa fonction de teinture afin d’exploiter le coté tridimensionnel qu’il donne aux tissus.

J’ai découvert cela grâce à ma rencontre avec Sabine Hautefeuille, illustratrice et designer textile. Inspirée par ses voyages, elle a exploité l’aspect 3D du Shibori pour en faire de magnifiques sculptures textiles. Elle a eu également la gentillesse de se laisser filmer pour parler elle-même de son travail ! Je vous invite également à voir ses illustrations sur son site www.sabine-hautefeuille.fr.

Shibori par Sabine Hautefeuille

Voile de Chine et Etoiles création textile en Shibori de Sabine Hautefeuille

Le hasard d’internet m’a fait découvrir le travail de l’artiste anglaise Michelle Griffiths. Elle explore les différentes possibilités du Shibori pour créer des sculptures textiles contemporaines. Je vous invite à voir ses œuvres sur le site www.shibori.co.uk.

 

shibori Griffiths

Mantra Griffths

Sculptures en Shibori de Michelle Griffiths

 

Cette utilisation inhabituelle du Shibori n’est pas seulement réservée à l’art mais peut être également appliquée à la décoration. D’ailleurs, l’entreprise Suzusan utilise les propriétés tridimensionnelles du tissu pour créer des luminaires originaux. Le revêtement textile des lampes est en polyester, qui suite à un traitement thermique au cour du “processus Shibori”, garde sa forme même après lavage. Vous pouvez voir leur travail sur leur site www.suzusan.com. Dans la rubrique “download” vous pouvez télécharger leurs catalogues, ils sont intéressants car ils montrent les extraordinaires possibilités décoratives offertes par le Shibori.

Le mot de la fin

Je ne sais pas pour vous, mais tout ça me donne envie d’expérimenter cette technique !  Plusieurs pistes sont à explorer : la couleur, les dessins, la sculpture…. De façon très prosaïque, j’aimerais bien utiliser cette technique pour embellir mon linge de maison ou fabriquer mes propres lampes !  Promis, dès que j’ai le temps de m’y mettre je vous montre ce que cela donne Clignement d'œil

A Bientôt !

Comment coudre une blouse facile en s’inspirant des vêtements mayas ?

Je trouve intéressant l’idée de partir de la coupe d’un vêtement traditionnel et l’interpréter d’une façon différente.

vêtement maya

Je me suis inspirée des hauts de vêtements mayas qui ont une coupe très simple. Il s’agit d’un simple tissus plié en deux, au centre duquel  on fait une ouverture pour laisser passer la tête. Cette ouverture peut être de forme arrondie ou rectangulaire. Le tissu est cousu soit assez proche du corps en laissant un espace pour les bras, soit sur les bords du tissu.

vêtement maya en laine

J’ai donc utilisé ce principe pour faire une blouse mais en faisant une ouverture très large au niveau de la tête pour avoir un effet épaules nues. J’ai utilisé un tissu en décalage avec le style maya : de la panne de velours ! J’utilise donc une matière très fluide et extensible alors que les matières utilisées normalement pour les vêtement mayas sont assez rigides. Je vais mixer ce tissu avec du ruban de satin assorti ce qui va me permettre de faire des bretelles et une ceinture. 

Voici en dessous le schéma de ma blouse avec les dimensions, pour que vous puissiez faire pareil si l’envie vous prends Sourire ! schéma blouse diy facile

Il vous faut donc un tissu de 99 cm de large et de 150 cm de long en comptant les marges de couture (de 2 cm) et l’ourlet (de 3 cm).

Pour faire les bretelles, vous avez besoin de 32 cm de ruban (en comptant une marge de couture de 2 cm). La longueur du ruban pour faire la ceinture va dépendre de votre tour de taille. Un conseil : coupez votre ruban en biais pour qu’il s’effiloche moins au niveau de la ceinture !

La réalisation est très simple.

– Pour réaliser le col, on plie le tissu en deux dans le sens de la longueur, puis dans le sens de la largeur. On coupe en ligne droite du centre du tissu vers le bord en s’arrêtant à 23,5 cm du bord.

– Pour réaliser les manches, il faut coudre sur l’envers du tissu (pour que la couture de retrouve à l’intérieur de la blouse) et laisser une ouverture de 34 cm de long. 

La petite difficulté c’est que la panne de velours s’enroule sur elle-même quand on la coupe. J’ai donc dû faire une couture provisoire à la main avant de passer à la machine.

Voilà ce que ça donne :

– sans la ceinture

blouse diy niveau débutant

– avec la ceinture

blouse diy débutant

 

 

Une petite remarque sur les accessoires : ils peuvent être faits maison Sourire !

J’ai fabriqué la broche moi-même. Il s’agit d’un petit papillon en dentelle de Venise (que j’ai acheté, mais avec un peu de temps on peut le faire soi-même) à l’arrière duquel j’ai fixé à la main une petite épingle de sureté.

Le collier peut être fait soi-même aussi avec un peu de patience ….

Voilà en deux temps trois mouvements, un petit haut pour aller dans une soirée est fabriqué ! Je trouve qu’il a un côté années folles…

Je trouve ça marrant de voir qu’en changeant de matière et en modifiant un peu la coupe on obtient quelque chose d’un style totalement différent : la couture c’est magique !

A bientôt !  

Recherches utilisées pour trouver cet article :blouse traditionnelle, comment faire des plis sur une blouse, coupe d\une blouse

Comment faire un collier avec de la dentelle et de la laine ?

Pour la fin de l’année, j’avais envie de me faire un collier d’hiver qui me réchauffe avec sa texture et sa couleur et en même temps qui me fasse rêver. C’est comme ça que j’ai eu l’idée de marier la dentelle et la laine cardée.

Collier d'hiver en laine feutrée et dentelle Noyon

Voici le matériel utilisé :

– Un coupon de dentelle Noyon

Dentelle Noyon

– de la laine cardée

laine à feutrer

– une aiguille à feutrer la laine et une plaque de mousse adaptée

aiguille à feutrer et plaque de mousse

– des perles

Perles

– une aiguille de couture et du fil à broder

– du ruban en satin

Réalisation :

J’ai commencé à découper la dentelle en suivant les dessins des fleurs. 

dentelle noyon découpée

Puis, j’ai assemblé différents morceaux de dentelle de façon à créer la forme du collier.

assemblage dentelle noyon

Ensuite, j’ai feutré de la laine sur certaines parties de la dentelle. Le geste du feutrage est simple : il s’agit de faire des mouvements de va et vient avec l’aiguille pour que la laine s’accroche à la dentelle. Pour que ce soit plus facile à faire, il faut prendre de petites quantité de laine à chaque fois.

Feutrage de la laine sur de la dentelle

Il possible de faire des dégradés de couleur. Les personnes qui aiment les couleurs, comme moi, se régalent avec cette technique !  

Laine feutrée sur dentelle Noyon

Une fois que j’ai estimé que mon feutrage était fini, j’ai cousu quelques perles pour apporter un peu de lumière et de fantaisie. Puis j’ai cousu deux bandes de ruban suffisamment longues pour me permettre d’accrocher le collier autour de mon cou.

Après, il n’y a plus qu’à le porter ! Sourire

collier d'hiver

J’espère que mon premier collier en dentelle et en laine vous a inspiré et qu’il vous a donné envie de faire de même !

Si vous voulez être au courant de mes nouvelles publications, je vous invite à “liker” ma page Facebook !

Je vous souhaite d’excellentes fêtes et je vous dis à très bientôt !

Recherches utilisées pour trouver cet article :comment faire un collier en broderie d\art, comment faire un collier avec de la laine

Schiaparelli, Dali et Sfar : quand la haute couture rencontre l’art surréaliste et la BD

Sculpture de Dali

Montre molle sur cintre, Dali

Je suis allée voir l’exposition “Une seconde avant l’Eveil” qui se tient à l’espace Dali à Paris jusqu’au 31 mars 2017. Le dessinateur Joann Sfar a revisité l’œuvre de Dali en demandant à quatre jeunes femmes de redire ses tableaux en geste, danse et théâtre et en a fait une BD.

sfar 3

Fin de la parenthèse, Sfar

Le dessinateur est entré en intimité avec les peintures du maitre catalan ce qui l’a profondément changé. Selon Sfar, Dali n’est pas mort : il est réincarné dans ses œuvres. “Rien n’est plus vivant que l’émotion qui vous retourne au moment où vous comprenez enfin une peinture que vous avez sous les yeux depuis toujours” dixit Sfar.

Robe verte Schiaparelli de dos

Fin de la parenthèse, Sfar

Le dernier jour de ce travail, les jeunes femmes ont porté des robes de la créatrice italienne Elsa Schiaparelli.

exposition robes Schiaparelli

Robes Schiaparelli

La célèbre styliste est une contemporaine de Dali et elle a collaboré avec de nombreux artistes de son époque. De sa collaboration avec Dali, sont nées des pièces devenues légendaires : le tailleur à poches tiroir inspiré du “Cabinet anthropomorphique” de Dali, le chapeau chaussure, la robe imprimée homard, la robe Larmes inspirée du tableau “Trois jeunes femmes surréalistes tenant dans leur bras les peaux d’un orchestre”, le flacon de parfum le Roy Soleil ect …

femme en flammes Dali

Femme en flamme, Dali

Voici ce que disait Dali de sa collaboration avec Schiaparelli : “La constante tragique de la vie humaine c’est la mode et c’est pourquoi j’ai toujours aimé collaborer avec (…) Madame Schiaparelli, pour prouver justement que l’idée de s’habiller, l’idée de se déguiser n’étaient que les conséquences du traumatisme de la naissance, qui est le plus fort de tous les traumatismes que l’être humain puisse expérimenter puisque c’est le premier.”

licorne dali

La Licorne, Dali

Pour Schiaparelli le stylisme est un art “très difficile et frustrant, car à peine une robe est née qu’elle appartient déjà au passé. Une robe ne peut être accrochée au mur comme un tableau”.

sculpture Dali la danseuse dalinienne

La Danseuse, Dali

Pour ma part, je n’ai peut-être pas atteint l’éveil lors de cette exposition mais j’ai été interpelée par une phrase tiré de “Fin de la parenthèse” de Sfar inscrite sur le mur : “Et moi je fais juste des dessins, je ne sais pas si ça va provoquer le grain de magie nécessaire”. Au fond c’est ce qu’essaie de créer tout artiste (dessinateur de BD, sculpture, styliste, musicien …) : cette étincelle de magie qui fait basculer notre vie ordinaire vers l’extraordinaire et l’illumine !

Sfar fin de la parenthese

Fin de la parenthèse, Sfar

Voilà, nous arrivons à la fin de cette parenthèse. N’hésitez pas à partager cet article avec vos amis !

A Bientôt ! 

Comment faire des mitaines romantiques ?

J’ai voulu créer une pièce de vêtement qui donne une touche de romantisme et de magie à une tenue. En m’inspirant des tenues anciennes, j’ai créé des mitaines à partie d’une chute de dentelle de Noyon.

Vous vous demandez peut-être ce qu’est la dentelle de Noyon ? Il s’agit de dentelle de Calais fabriquée dans le nord de la France sur des métiers Leavers selon un procédé de tissage. Ce type de dentelle haut de gamme est notamment utilisé dans la haute couture et dans la lingerie de luxe.

dentelle de Noyon

Je pars d’une simple chute de dentelle de Calais extensible que je coupe en deux. J’utilise une bande de dentelle plus petite qui va me servir à faire de jolies poignets.

dentelle coupée en deux

Je les assemble au point avant à la machine en cousant lentement car la dentelle est très délicate.

assemblage

Je retourne l’ensemble obtenu et je couds ensemble les deux bords les plus éloignés pour faire une sorte de tube où on pourra passer les mains.

fermeture du tube de dentelle

 

Le poignet étant plus fin que la paume de la main je fixe (à la main) des boutons pressions pour que les mitaines épousent la forme de la main.

bouton pression

Boutons Pressions

Voici ce que j’obtiens lorsque c’est ouvert :

pose de bouton pression

 

Je réalise des nœuds avec des rubans d’organza.

 rubans d'organza

Ces rubans sont cousus (à la main) au dessus du bouton pression supérieur. Pour savoir où placer correctement les rubans, je réalise la couture sur des poignets fermées. 

mitaines en dentelles de Noyon

 

Voici ce que donne les mitaines une fois portées :

mitaines finies

mitaines finies 2

Voici une façon très simple de réaliser des mitaines en dentelle pour accompagner une robe longue. Mais pourquoi pas, pour les personnes les audacieuses, les porter avec du jean ou des vêtements sportwear pour créer un paradoxe ?

Avant de vous quitter, je vous invite à cliquer sur “j’aime” juste en dessous pour le partager avec vos amis.

A Bientôt !